Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
185
On n’a pas mis en évidence de différences significatives interzones entre les assemblages des
peuplements ichtyologiques de Béjaïa, de Jijel, de Skikda, de Annaba et d’El Kala, il ressort
donc que ces assemblages du secteur oriental de la côte algérienne présentent une dynamique
commune ou similaire au sein du secteur oriental.
Le profil bathymétrique des différents peuplements ichtyologiques mis en évidence est un
état de référence nécessaire à des investigations ultérieures dans le cadre d’un suivi des fonds
chalutables du secteur oriental de la côte algérienne. Ces résultats peuvent constituer une base
de référence pour mieux comprendre l’effet de la pression de pêche sur l’organisation spatiotemporelle des peuplements démersaux par rapport aux fonds chalutables méditerranéens
soumis à de plus fortes pressions de pêche.
Sur le plan bionomique, l’ichtyofaune des fonds chalutables du secteur oriental de la côte
algérienne présente trois principaux peuplements ichtyologiques :
- Le peuplement du détritique côtier à Vidalia volubilis ou à Ophiura texturata, où les
espèces caractéristiques sont Pagellus acarne et Pagellus erythrinus, ainsi que les espèces
communes Boops boops, Mullus barbatus, Mullus surmuletus et Zeus faber.
- Le peuplement du détritique du large à Leptometra phalangium ou à Neolampas
rostellata, où les espèces caractéristiques sont Macroramphosus scolopax et Trigla lyra,
ainsi que l’espèce commune Mullus barbatus.
- Le peuplement des vases bathyales à Funiculina quadrangularis et Aporrhais serresianus
ou à Isidella elongata et Thenea muricata, où les espèces caractéristiques sont
Chlorophthalmus agassizii, Coelorhynchus coelorhynchus, Etmopterus spinax, Galeus
melastomus, Helicolenus d. dactylopterus, Lepidopus caudatus, Micromesistius
poutassou et Phycis blennoides, ainsi que l’espèce commune Capros aper.
Une faible variabilité de la richesse spécifique est relevée sur les traits de pêche réalisés sur
les fonds chalutables de 28 à 42 espèces (32,4±2,46), ainsi que des indices de diversité de
Shannon – Weaver de 2,849 à 4,021 (3,846±0,128) et de régularité de Pielou de 0,540 à 0,812
(0,775±0,017), ils ne montrent pas de tendances temporelle ou spatiale. Cela peut s’expliquer
par une hétérogénéité des habitats, une compétition spatio-trophique inter et intra-spécifique
ou des perturbations d’ordre anthropiques et/ou climatiques. On pourrait être tenté d’avancer,
sur la base des indices d’exploitation calculés, que la structure des peuplements
ichtyologiques est stable et que les espèces redondantes permettent au système de garder un
certain niveau d’entropie.
Dans le cadre d’un suivi du niveau et de l’état de la biodiversité des peuplements
ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne, nous proposons
les indicateurs suivants :
- densité des populations des espèces dominantes ;
- longueur moyenne des populations dominantes ;
- biomasse totale du peuplement ;
- densité totale des peuplements ;
- poids moyen du peuplement ;
- longueur moyenne du peuplement ;
- pente du spectre de taille multispécifique du peuplement.
Wahid REFES
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On n’a pas mis en évidence de différences significatives interzones entre les assemblages des
peuplements ichtyologiques de Béjaïa, de Jijel, de Skikda, de Annaba et d’El Kala, il ressort
donc que ces assemblages du secteur oriental de la côte algérienne présentent une dynamique
commune ou similaire au sein du secteur oriental.
Le profil bathymétrique des différents peuplements ichtyologiques mis en évidence est un
état de référence nécessaire à des investigations ultérieures dans le cadre d’un suivi des fonds
chalutables du secteur oriental de la côte algérienne. Ces résultats peuvent constituer une base
de référence pour mieux comprendre l’effet de la pression de pêche sur l’organisation spatiotemporelle des peuplements démersaux par rapport aux fonds chalutables méditerranéens
soumis à de plus fortes pressions de pêche.
Sur le plan bionomique, l’ichtyofaune des fonds chalutables du secteur oriental de la côte
algérienne présente trois principaux peuplements ichtyologiques :
- Le peuplement du détritique côtier à Vidalia volubilis ou à Ophiura texturata, où les
espèces caractéristiques sont Pagellus acarne et Pagellus erythrinus, ainsi que les espèces
communes Boops boops, Mullus barbatus, Mullus surmuletus et Zeus faber.
- Le peuplement du détritique du large à Leptometra phalangium ou à Neolampas
rostellata, où les espèces caractéristiques sont Macroramphosus scolopax et Trigla lyra,
ainsi que l’espèce commune Mullus barbatus.
- Le peuplement des vases bathyales à Funiculina quadrangularis et Aporrhais serresianus
ou à Isidella elongata et Thenea muricata, où les espèces caractéristiques sont
Chlorophthalmus agassizii, Coelorhynchus coelorhynchus, Etmopterus spinax, Galeus
melastomus, Helicolenus d. dactylopterus, Lepidopus caudatus, Micromesistius
poutassou et Phycis blennoides, ainsi que l’espèce commune Capros aper.
Une faible variabilité de la richesse spécifique est relevée sur les traits de pêche réalisés sur
les fonds chalutables de 28 à 42 espèces (32,4±2,46), ainsi que des indices de diversité de
Shannon – Weaver de 2,849 à 4,021 (3,846±0,128) et de régularité de Pielou de 0,540 à 0,812
(0,775±0,017), ils ne montrent pas de tendances temporelle ou spatiale. Cela peut s’expliquer
par une hétérogénéité des habitats, une compétition spatio-trophique inter et intra-spécifique
ou des perturbations d’ordre anthropiques et/ou climatiques. On pourrait être tenté d’avancer,
sur la base des indices d’exploitation calculés, que la structure des peuplements
ichtyologiques est stable et que les espèces redondantes permettent au système de garder un
certain niveau d’entropie.
Dans le cadre d’un suivi du niveau et de l’état de la biodiversité des peuplements
ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne, nous proposons
les indicateurs suivants :
- densité des populations des espèces dominantes ;
- longueur moyenne des populations dominantes ;
- biomasse totale du peuplement ;
- densité totale des peuplements ;
- poids moyen du peuplement ;
- longueur moyenne du peuplement ;
- pente du spectre de taille multispécifique du peuplement.
