Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte algérienne
Wahid REFES
172
Cette diminution s’explique par la pression de la pêche sur les ressources démersales, où les
biomasses totales apparentes sont passées de 11.596,10±1.243,45 tonnes en 1982 à
3.184,30±375,35 tonnes en 2006 pour une superficie totale du secteur oriental de 8.951 km²,
où les estimations des campagnes de pêche de 2005-2006 confirment les estimations des
campagnes d’évaluation des ressources halieutiques du Vizconde de Eza en 2003-2004
(Massuti et al., 2003 et 2004 a.) soit des stocks ichtyologiques de l’ordre de 3.169,50±313,46
tonnes.
Tableau 3.98.: Estimation des biomasses totales des ressources ichtyologiques (tonnes) du
secteur oriental de la côte algérienne sur les données de 1982 (ISTPM, 1982), de 2003-2004
(Massuti et al. 2003 et 2004 a.) et de 2005-2006 (présente étude).
Etages (mètres)
ISTPM (1982)
Massuti et al. (2003 et 2004 a.) Présente étude
0-50
346,59±46,62
-
143,51±8,79
50-100
4.771,17±831,08
215,16±25,76
1.589,75±286,17
100-200
1.724,92±257,81
940,45±52,06
404,63±49,43
200-500
2.036,27±565,77
785,98±210,78
501,98±54,72
500-1000
1.587,70±119,04
1.053,57±77,79
547,44±46,99
Total
11.596,10±1243,45
3.169,50±313,46
3.184,30±375,35
La différence des biomasses totales apparentes de Massuti et al. (2003 et 2004 a.) et de la
présente étude s’explique par une différence des rendements obtenus sur le navire
océanographique Vizconde de Eza (2003-2004) et les chalutiers professionnels (2005-2006),
où la mise en œuvre des trains de pêche diffère d’un navire à un autre. Laurec & Le Guen
(1981) indiquent que seul une mise en œuvre identique d’un trait de pêche à l’autre peut
donner des rendements identiques.
CGPM (1980) estime les superficies des fonds chalutables de la côte algérienne à 3.500 km²
sur les fonds de moins de 200 mètres et 7.000 km² entre 200 et 350 mètres de profondeur pour
un potentiel démersal de 25.000 tonnes, dont 4.000 tonnes de crustacés. CGPM (1988) estime
la production des fonds chalutables de la côte algérienne de 7.000 à 8.000 tonnes/an pour un
potentiel halieutique global de 30.000 à 180.000 tonnes de ressources pélagiques et 60.000
tonnes de ressources démersales. Les chiffres relevés dans CGPM (1980 et 1988) sont les
seules données publiées à ce jour sur le potentiel halieutique algérien, hormis les rapports des
évaluations pélagiques réalisées par l’ISTPM (1982) et Fernandez et al. (2003) donnant un
potentiel de 180.000 tonnes de petits pélagiques et des évaluations démersales réalisées par
ISTPM (1982) et Massuti et al. (2003 et 2004 a.), où ils ne chiffrent pas explicitement le
potentiel démersal des côtes algériennes.
3.2.3. Principales espèces
Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte
algérienne sont numériquement et pondéralement dominés par un petit nombre d’espèces :
Boops boops ; Engraulis encrasicolus ; Galeorhinus galeus, Galeus melastomus ;
Helicolenus dactylopterus dactylopterus ; Hoplostethus mediterraneus ; Merluccius
merluccius ; Mullus barbatus ; Nezumia aequalis ; Trachurus trachurus.
La majorité de ces espèces est caractérisée par une fréquence de capture supérieure à 50 % et
par une alimentation généralement très diversifiée traduisant leur faculté d’adaptation aux
ressources trophiques disponibles (Sorbe, 1979 ; Fanelli, 2007) : Boops boops ; Galeus
Wahid REFES
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Cette diminution s’explique par la pression de la pêche sur les ressources démersales, où les
biomasses totales apparentes sont passées de 11.596,10±1.243,45 tonnes en 1982 à
3.184,30±375,35 tonnes en 2006 pour une superficie totale du secteur oriental de 8.951 km²,
où les estimations des campagnes de pêche de 2005-2006 confirment les estimations des
campagnes d’évaluation des ressources halieutiques du Vizconde de Eza en 2003-2004
(Massuti et al., 2003 et 2004 a.) soit des stocks ichtyologiques de l’ordre de 3.169,50±313,46
tonnes.
Tableau 3.98.: Estimation des biomasses totales des ressources ichtyologiques (tonnes) du
secteur oriental de la côte algérienne sur les données de 1982 (ISTPM, 1982), de 2003-2004
(Massuti et al. 2003 et 2004 a.) et de 2005-2006 (présente étude).
Etages (mètres)
ISTPM (1982)
Massuti et al. (2003 et 2004 a.) Présente étude
0-50
346,59±46,62
-
143,51±8,79
50-100
4.771,17±831,08
215,16±25,76
1.589,75±286,17
100-200
1.724,92±257,81
940,45±52,06
404,63±49,43
200-500
2.036,27±565,77
785,98±210,78
501,98±54,72
500-1000
1.587,70±119,04
1.053,57±77,79
547,44±46,99
Total
11.596,10±1243,45
3.169,50±313,46
3.184,30±375,35
La différence des biomasses totales apparentes de Massuti et al. (2003 et 2004 a.) et de la
présente étude s’explique par une différence des rendements obtenus sur le navire
océanographique Vizconde de Eza (2003-2004) et les chalutiers professionnels (2005-2006),
où la mise en œuvre des trains de pêche diffère d’un navire à un autre. Laurec & Le Guen
(1981) indiquent que seul une mise en œuvre identique d’un trait de pêche à l’autre peut
donner des rendements identiques.
CGPM (1980) estime les superficies des fonds chalutables de la côte algérienne à 3.500 km²
sur les fonds de moins de 200 mètres et 7.000 km² entre 200 et 350 mètres de profondeur pour
un potentiel démersal de 25.000 tonnes, dont 4.000 tonnes de crustacés. CGPM (1988) estime
la production des fonds chalutables de la côte algérienne de 7.000 à 8.000 tonnes/an pour un
potentiel halieutique global de 30.000 à 180.000 tonnes de ressources pélagiques et 60.000
tonnes de ressources démersales. Les chiffres relevés dans CGPM (1980 et 1988) sont les
seules données publiées à ce jour sur le potentiel halieutique algérien, hormis les rapports des
évaluations pélagiques réalisées par l’ISTPM (1982) et Fernandez et al. (2003) donnant un
potentiel de 180.000 tonnes de petits pélagiques et des évaluations démersales réalisées par
ISTPM (1982) et Massuti et al. (2003 et 2004 a.), où ils ne chiffrent pas explicitement le
potentiel démersal des côtes algériennes.
3.2.3. Principales espèces
Les peuplements ichtyologiques des fonds chalutables du secteur oriental de la côte
algérienne sont numériquement et pondéralement dominés par un petit nombre d’espèces :
Boops boops ; Engraulis encrasicolus ; Galeorhinus galeus, Galeus melastomus ;
Helicolenus dactylopterus dactylopterus ; Hoplostethus mediterraneus ; Merluccius
merluccius ; Mullus barbatus ; Nezumia aequalis ; Trachurus trachurus.
La majorité de ces espèces est caractérisée par une fréquence de capture supérieure à 50 % et
par une alimentation généralement très diversifiée traduisant leur faculté d’adaptation aux
ressources trophiques disponibles (Sorbe, 1979 ; Fanelli, 2007) : Boops boops ; Galeus
