Chapitre IV : Résultats et discussions
Impact de la pollution marine par les hydrocarbures
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L’hétérogénéité de la distribution des HPA dans l’eau de surface de cette région a
permis d’identifier des zones particulièrement contaminées par ces polluants organiques.
Les fortes valeurs retrouvées s’expliqueraient par le fait que cette région est
étroitement liée au trafic maritime. En effet, celui-ci est essentiellement pétrolier avec 97% de
pétrole brut en 2001(Ministère des transports, 2001).
Les valeurs les plus élevées dans le port d’Alger se localisent aux centres station
P5. Les lignes d’isoconcentrations élevées forment une zone précise, ponctuelle et peu
étendue non loin de la rade réservée aux bateaux de commerce. Les pétroliers mouillent face
au môle de Skikda, à l’Est du port d’Alger là où on a observé le maximum de pollution par
les HPA, station P14
Celles-ci soulignent l’importance du trafic maritime, particulièrement celui
pétrolier, et le séjour en rade des navires. En effet la variation des concentrations en
hydrocarbures serait aussi dépendante de la circulation des embarcations et des remorqueurs à
l’intérieur du port. Les eaux de déballastage, suivant la taille des pétroliers représentent de
25% à 33% de la capacité utile. (Berne et a, 1991)
Cependant, ces grandes concentrations pourraient être dues d’une part à des HPA
d’origine biogène (U.N.E.P/I.O.C/I.A.E.A, 1995) ; d’autre part, des vents à la période des
prélèvements, de secteur Ouest à Nord-ouest, auraient pu transporter des HPA de la rade
réservée aux pétroliers vers ces centres, ce qui peut expliquer d’ailleurs les résultats obtenus à
la sortie du port vers la baie avec des concentrations plus au moins élevées.
L’enrichissement du milieu marin en HPA est encore lié à la combustion partielle
de la matière organique. Les HPA néoformés s’incorporent à l’eau de mer à travers les
processus fluviatiles et éoliens (U.N.E.P/I.O.C/I.A.E.A, 1995). Selon Grimalt et al, (1988),
les HPA rejetés en mer ouverte sont encore attribués aux apports atmosphériques.
En effet, l’atmosphère joue un rôle prépondérant dans l’apport des HPA à la mer
(Broman et al, 1991). Par la suite, les HPA rejoignent le milieu marin par le biais des
précipitations, des dépositions sèches et à travers l’interface air/eau. Les sources potentielles
de pollution par les HPA sont nombreuses. Les émissions de gaz d’échappements des
automobiles par combustions d’essences contribuent significativement à la pollution de l’air
urbain par les HPA (Westerholm et al. 1988).
Sellali (1996), évoque aussi l’importante influence des sources anthropiques et de
la circulation automobile sur la qualité de l’eau de mer de surface.
La variabilité spatiale des HPA dans l’eau de mer s’expliquerait d’une part, par des
apports potentiels ; d’autre part, une élimination simultanée des HPA à la surface marine
provoquerait une diminution des teneurs. Selon Lacaze (1980), cette hétérogénéité peut être
causée par une dégradation biologique. En effet, selon Halmann (1996), les HPA sont ingérés
par les organismes marins pour subir par la suite des transformations partielles. La
microcouche de surface est enrichie par des résidus organiques (pétrole dégradé) comparée à
l’eau de surface sous-jacente (Burns et al. 1986).
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