Chapitre II : Zone d’étude
Impact de la pollution marine par les hydrocarbures
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I. Situation géographique de la baie d’Alger :
Au débouché de la plaine de la Mitidja (voir figure II.1), entre le massif de
Bouzaréah et le Cap Matifou, le plateau continental est large d’environ 9 km et délimite la baie
d'Alger. La superficie de cette baie est d'environ 140 km
2
. Le fond de la baie est en pente
douce uniforme de l'isobathe 0 m à celui des 100 m (0° 35
'
). De la Pointe Pesade au Cap
Matifou, c'est à dire l'ouverture de la baie, la distance est d'environs 19 km. Le rivage de la
baie s'étire sur 31 km dont 22 km de côte basse constituée de dunes et de trottoirs d'algues
dans la partie Est de la baie. Par contre dans la partie Ouest le profil du littoral a été
profondément modifié par les nombreux aménagements urbains et les infrastructures
routières. Aux deux points extrêmes de la baie on constate : un plateau continental très réduit
(1 km de largeur maximale) au pied du massif de Bouzaréah ; l'existence d'un promontoire
sous-marin prolongeant le Cap Matifou et constituant au large de ce Cap un haut fond : le
banc de Cap Matifou. La pente continentale relie de façon quasi rectiligne ces deux points
extrêmes de la baie c'est à dire le massif de Bouzaréah et le Cap Matifou. (PAC, 2004)
Figure II .1: La délimitation de la baie d’Alger (JICA, 2006 ; modifiée)
I.1 .1. Port d’Alger :
Le port d’Alger a trouvé son origine dans un mouillage naturel mal abrité, situé entre
la côte et les îlots dénommés EL-Djezaïre, d’où la capitale algérienne tire son nom d’Alger.
Utilisé par les Phéniciens sous le nom d’Icosim devenue Icosium pour les Romains,
le site d’Alger est resté sans grand changement entre le quatrième et le septième siècle. Ces
premiers navigateurs aimaient trouver dans cette anse enfoncée dans les terres un abri sûr
contre les vents (Delvert, 1923).
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