Chapitre III :
Résultats et discussion
74
Discussion :
L’analyse de l’évolution du coefficient de mortalité naturelle H(L1,L2) en fonction des
longueurs chez les deux espèces (figure 22) montre une mortalité naturelle constante pour
les différentes classes de taille ce qui est conforme à l’hypothèse du modèle, à l’exception
de la dernière classe qui montre un pic de mortalité ,ce pic pourrait s’expliquer par un biais
d’échantillonnage.
Le nombre des survivants, pour les deux espèces est très important chez les petits
individus et il diminue au fur et à mesure que la taille augmente, ce déclin du nombre des
survivants pourrait s’expliquer par une mortalité totale moins importante chez les petits
individus qui ne sont soumis qu’à la mortalité naturelle M d’où la mortalité par pêche F
cible les individus de tailles moyennes donc le stocks des individus de tailles moyennes et
des grands individus sont soumis à une mortalité totale Z plus importante que les petits
individus.
La biomasse moyenne de P.longirostris augmente en fonction des classes de tailles pour
atteindre un pic de (53052,2965 g ) correspondant à la classe de taille (36 -39 mm) il en est
de même pour A.antennatus on remarque un pic de ( 13677,62 g) qui correspond à la
classe [55-61[ mm.
En comparant les biomasses des deux espèces, nous remarquons que la biomasse de
P.longirostris est quatre fois plus importante que celle d’A.antennatus.
L’analyse de la courbe des productions de P.longirostris montre un pic important de
(28402,21 g) qui correspond à la classe de taille [30-33[mm et celle d’A.antennatus montre
un pic de (6591,28 g) correspondant à la classe [31-37[mm. Ces productions ne
correspondent pas à la biomasse la plus importante car la production diminue là où la
biomasse est à son maximum, ceci s’explique par une pêche qui ne cible pas les tailles
d’individus où la biomasse est importante.
Le rapport ̅ / ̅ a été estimé pour les deux espèces, il est de (2, 26) pour P.longirostris et
de (1,78) pour A.antennatus. Ce rapport montre à première vue, une sous-exploitation des
deux stocks de crevette P.longirostris et A.antennatus car la biomasse est deux fois plus
importante que la production, mais en analysant la courbe de variation des biomasses et
des productions nous avons remarqué que la surpêche touche les individus de classes de
tailles [25 - 43[ mm pour A.antennatus et un état d’équilibre pour les classes de tailles
[27,30[ mm chez P.longirostris, ce schéma d’exploitation serait un danger pour le stock
des deux crevettes. il est donc nécessaire de réaliser un plan d’aménagement de cette
pêcherie. Par ailleurs le modèle de Jones, utilisé semble présenter des limites du point de
vue de l’augmentation du maillage. Pour cela l’application du modèle de Beverton et Holt
serrait utile pour avoir des informations sur l’état de l’exploitation des deux espèces et
nous permettre aussi de faire des simulations concernant le maillage des filets de pêche.
Résultats et discussion
74
Discussion :
L’analyse de l’évolution du coefficient de mortalité naturelle H(L1,L2) en fonction des
longueurs chez les deux espèces (figure 22) montre une mortalité naturelle constante pour
les différentes classes de taille ce qui est conforme à l’hypothèse du modèle, à l’exception
de la dernière classe qui montre un pic de mortalité ,ce pic pourrait s’expliquer par un biais
d’échantillonnage.
Le nombre des survivants, pour les deux espèces est très important chez les petits
individus et il diminue au fur et à mesure que la taille augmente, ce déclin du nombre des
survivants pourrait s’expliquer par une mortalité totale moins importante chez les petits
individus qui ne sont soumis qu’à la mortalité naturelle M d’où la mortalité par pêche F
cible les individus de tailles moyennes donc le stocks des individus de tailles moyennes et
des grands individus sont soumis à une mortalité totale Z plus importante que les petits
individus.
La biomasse moyenne de P.longirostris augmente en fonction des classes de tailles pour
atteindre un pic de (53052,2965 g ) correspondant à la classe de taille (36 -39 mm) il en est
de même pour A.antennatus on remarque un pic de ( 13677,62 g) qui correspond à la
classe [55-61[ mm.
En comparant les biomasses des deux espèces, nous remarquons que la biomasse de
P.longirostris est quatre fois plus importante que celle d’A.antennatus.
L’analyse de la courbe des productions de P.longirostris montre un pic important de
(28402,21 g) qui correspond à la classe de taille [30-33[mm et celle d’A.antennatus montre
un pic de (6591,28 g) correspondant à la classe [31-37[mm. Ces productions ne
correspondent pas à la biomasse la plus importante car la production diminue là où la
biomasse est à son maximum, ceci s’explique par une pêche qui ne cible pas les tailles
d’individus où la biomasse est importante.
Le rapport ̅ / ̅ a été estimé pour les deux espèces, il est de (2, 26) pour P.longirostris et
de (1,78) pour A.antennatus. Ce rapport montre à première vue, une sous-exploitation des
deux stocks de crevette P.longirostris et A.antennatus car la biomasse est deux fois plus
importante que la production, mais en analysant la courbe de variation des biomasses et
des productions nous avons remarqué que la surpêche touche les individus de classes de
tailles [25 - 43[ mm pour A.antennatus et un état d’équilibre pour les classes de tailles
[27,30[ mm chez P.longirostris, ce schéma d’exploitation serait un danger pour le stock
des deux crevettes. il est donc nécessaire de réaliser un plan d’aménagement de cette
pêcherie. Par ailleurs le modèle de Jones, utilisé semble présenter des limites du point de
vue de l’augmentation du maillage. Pour cela l’application du modèle de Beverton et Holt
serrait utile pour avoir des informations sur l’état de l’exploitation des deux espèces et
nous permettre aussi de faire des simulations concernant le maillage des filets de pêche.
