Généralités
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I. Médicaments dans l’environnement : Sources et Origines
Les produits pharmaceutiques sont des contaminants très répandus dans l’environnement. Les
médicaments à usage humain ou vétérinaire, sont les principales sources de contamination. Ils
peuvent être excrétés sous forme de la molécule mère et / ou de ses métabolites dans l'urine et les
fèces et continuellement déversés dans les eaux usées domestiques. La conception de la majorité
des stations d’épuration ne permet pas leur élimination totale, ils se retrouveront indéniablement
dans l’environnement en général et dans les milieux aquatiques en particulier. Le sort des résidus
médicamenteux dans l’environnement dépend de leurs propriétés chimiques.
I.1. Médicament à usage humain
Lorsqu'un médicament est administré à un être humain, 50% à 90% de sa structure chimique de
base est excrétée sans aucun changement. Le reste est excrété sous forme de métabolites, c'est-àdire des sous-produits chimiques résultant de l'interaction du corps humain ou animal avec le
médicament. Le taux d'excrétion de médicaments partiellement métabolisés varie avec la
constitution physique des patients, la posologie et le mode d'administration. Le caractère
lipophile de certains médicaments leur confère la capacité de passer à travers les membranes
cellulaires et agir ainsi à l'intérieur de la cellule. Il permet également, une fois excrétés et rejetés
dans le milieu naturel, de pénétrer dans la chaîne alimentaire (Montague., 1998).
I.2. Médicaments à usages vétérinaires
Le médicament vétérinaire concerne à la fois les animaux de compagnie et les animaux de
rente, dans un but curatif, préventif ou zootechnique. Les principes actifs contenus dans les
médicaments vétérinaires sont, pour leur grande majorité, également disponibles sur le
marché du médicament humain ou des produits phytosanitaires : antibiotiques,
antiparasitaires, médicaments régulateurs des grandes fonctions, utilisés de manière
préventive ("growth promoter") ou curative pour le bétail en élevage intensif ou extensif, pour les
volailles ainsi qu'en aquaculture, sous forme d'additifs à la nourriture. Certains auteurs rapportent
que la majorité des antibiotiques administrés en aquaculture atteignent le milieu via la nourriture
non consommée et les fèces, qui sédimentent et s'accumulent rapidement sous les systèmes de
stockage des animaux (Halling-Sorensen et al., 1998 ; Boxall., 2004 ; Babi´c et al., 2006). A la
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