Chapitre IV : Résultats et interprétations
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1-2-4 Evolution spatiale des teneurs en métaux traces dans les sédiments superficiels:
Les résultats des analyses des éléments métalliques des sédiments superficiels de la baie de BouIsmail (Figure 30), rapportés aux poids sec, révèlent des teneurs moyennes pour les quatre
métaux analysés (Cr, Ni, Cu, et Zn).
Afin de mieux visualiser et interpréter ces résultats, une cartographie sous forme de courbes
d’isoconcentrations a été effectuée pour chaque métal. Les cartes montrent que, pour les quatre
métaux analysés, les concentrations les plus élevés se localisent en zone côtière au droit de
l’embouchure de l’oued Mazafran. Ces teneurs proviendraient, en plus des apports continentaux
d’origine naturelle, telle l’érosion côtière, des apports de l’oued Mazafran et d’autres émissaires
d’eaux, des rejets d’eaux usées urbaines et des complexes touristiques implantés dans la zone, de
lessivage des terres agricoles chargés en engrais, et des activités du port de loisir de Sidi Fredj.
L’exception dans cette répartition qui varie selon un gradient décroissant côte - large, se
manifeste dans la station S8pour le chrome et le nickel, où les teneurs sont similaires à celles des
stations côtières. La cause peut être un événement isolé dans le temps et dans l’espace (rejet
ponctuel) et/ou un transport par les courants du fond du matériel présent au niveau de la couche
néphéloide du fond des stations côtières vers la station S8 qui reste à vérifier.
Les stations S9 et S10, situées le plus loin vers le large, sont caractérisées par des teneurs faibles
en métaux traces. La localisation de ces deux stations loin des apports anthropiques et la
granulométrie relativement grossière paraissent les facteurs les plus importants qui gouvernent
cette répartition. En outre, la richesse relative des fonds de ces deux stations en matière
organique d’origine naturelle (débris calcaires) peut influencer aussi sur la rétention des métaux
traces par les particules sédimentaires.
En générale, le niveau des teneurs des sédiments superficiels en métaux traces analysées ne
s’éloignent pas beaucoup des moyennes naturelles. De ce fait, la contribution des apports
anthropiques devrait être minimale.
Dans cette situation, l’enrichissement des sédiments superficiels de la baie de Bou-Ismail en
métaux traces par les processus naturelles tel que l’érosion des roches, et la dégradation de la
matière organique n’est pas à négliger.
En examinant l’illustration ci-dessous, les stations peuvent être divisées en deux types : celles
qui présentent des teneurs assez importantes pour les quatre éléments métalliques analysés, qui
sont les stations (S1, S2,S3, S4, S5, S6, S7, et S8), et celles qui montrent des teneurs relativement
plus faibles par rapport aux autres stations, qui sont les stations (S9, et S10).
Figure 30 : Variation des concentrations en métaux traces dans les
sédiments superficiels de la baie de Bou-Ismail.
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10
teneurs (µg/g)
Stations
Nickel
Chrome
Cuivre
Zinc
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