Chapitre I : Synthèse bibliographique
7
Donc, c’est la zone qui est périodiquement oxygénée où se réalisent les réactions d’oxydation.
En dessous, c’est la zone d’anoxie ou zone de réduction où il n’y a pas de vie aérobie.
Figure 3 : Processus de bioturbation à l’interface eau-sédiment (Duport, 2006).
La bioturbation influe fortement sur les processus de dégradation de la matière organique. Ainsi,
Aller (1994) montre comment les changements de topographie du sédiment liés à la construction
de galeries ou les transferts de particules et de solutés entre les différentes zones redox peuvent
affecter le schéma classique de succession métabolique verticale de la minéralisation du carbone
organique.
En modifiant la stratigraphie et la perméabilité du sédiment et en permettant à l’oxygène
d’atteindre des zones plus profondes initialement anoxiques, la bioturbation influe notablement
sur les propriétés chimiques du sédiment, telles que les flux en nutriments, le potentiel d’oxydoréduction, la teneur en matière organique et le devenir de certains polluants (Eggleton et
Thomas, 2004). Ainsi, Peterson et al, (1998) ont mis en évidence la remobilisation de certains
métaux associés aux sédiments à la suite des processus de bioturbation.
1-4-1-2-2 L’activité bactérienne :
La dégradation par les micro-organismes de la matière organique enfouie au sein de la colonne
sédimentaire est considérée comme le moteur principal de la diagenèse précoce (Berner, 1980).
On ne peut parler de la minéralisation de la matière organique sans évoquer le moteur de ces
processus qui sont les bactéries.
Dans le sédiment, il est distingué deux types de bactéries (Bianchi et al, 2003; Boetius et al,
2000; Boust et al, 1999 et Meyer-Reil and Koster, 2000) :
•Les bactéries chemioorganotrophes : qui oxydent la matière organique : ce sont elles qui
interviennent dans les réactions primaires de minéralisation de la matière organique.
•Les bactéries chemiolithotrophes : qui utilisent des molécules inorganiques telles que H 2 ,
H 2 S, Fe
+2
ou NH 3 (ou NH
+4
, suivant les conditions redox et pH) comme donneurs d’électrons
dans leur métabolisme ; elles interviennent dans les réactions secondaires de la minéralisation de
la matière organique.
Le taux de décomposition de la matière organique et le réseau trophique bactérien sont
intimement liés et constituent le moteur principal de la diagenèse précoce (Schultz et Urban,
2008).
7
Donc, c’est la zone qui est périodiquement oxygénée où se réalisent les réactions d’oxydation.
En dessous, c’est la zone d’anoxie ou zone de réduction où il n’y a pas de vie aérobie.
Figure 3 : Processus de bioturbation à l’interface eau-sédiment (Duport, 2006).
La bioturbation influe fortement sur les processus de dégradation de la matière organique. Ainsi,
Aller (1994) montre comment les changements de topographie du sédiment liés à la construction
de galeries ou les transferts de particules et de solutés entre les différentes zones redox peuvent
affecter le schéma classique de succession métabolique verticale de la minéralisation du carbone
organique.
En modifiant la stratigraphie et la perméabilité du sédiment et en permettant à l’oxygène
d’atteindre des zones plus profondes initialement anoxiques, la bioturbation influe notablement
sur les propriétés chimiques du sédiment, telles que les flux en nutriments, le potentiel d’oxydoréduction, la teneur en matière organique et le devenir de certains polluants (Eggleton et
Thomas, 2004). Ainsi, Peterson et al, (1998) ont mis en évidence la remobilisation de certains
métaux associés aux sédiments à la suite des processus de bioturbation.
1-4-1-2-2 L’activité bactérienne :
La dégradation par les micro-organismes de la matière organique enfouie au sein de la colonne
sédimentaire est considérée comme le moteur principal de la diagenèse précoce (Berner, 1980).
On ne peut parler de la minéralisation de la matière organique sans évoquer le moteur de ces
processus qui sont les bactéries.
Dans le sédiment, il est distingué deux types de bactéries (Bianchi et al, 2003; Boetius et al,
2000; Boust et al, 1999 et Meyer-Reil and Koster, 2000) :
•Les bactéries chemioorganotrophes : qui oxydent la matière organique : ce sont elles qui
interviennent dans les réactions primaires de minéralisation de la matière organique.
•Les bactéries chemiolithotrophes : qui utilisent des molécules inorganiques telles que H 2 ,
H 2 S, Fe
+2
ou NH 3 (ou NH
+4
, suivant les conditions redox et pH) comme donneurs d’électrons
dans leur métabolisme ; elles interviennent dans les réactions secondaires de la minéralisation de
la matière organique.
Le taux de décomposition de la matière organique et le réseau trophique bactérien sont
intimement liés et constituent le moteur principal de la diagenèse précoce (Schultz et Urban,
2008).
