Introduction
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La zone méditerranéenne a été classée par le P.N.U.E. comme l’une des cinq régions du monde
où les problèmes environnementaux sont les plus graves, alors que la Méditerranée est classée
parmi les sept mers les plus menacées (Boudouresque, 1996).
À l'instar de la majorité des zones côtières méditerranéennes, Le littoral algérien connaît de
sérieux problèmes environnementaux.
La gestion de la qualité du milieu marin et en particulier de son compartiment sédimentaire est
devenue une priorité pour de nombreux pays.
Les sédiments marins peuvent être un indicateur sensible pour la surveillance des tendances
spatiales et temporelles des contaminants dans l'environnement marin (Larsen et Jensen, 1989 ;
Kennish, 2001). Ils sont souvent étudiés comme réservoirs ou puits de nombreux polluants
chimiques (Yao et al, 2009). Ils sont des pièges à micropolluants, ils donnent une indication de la
pollution historique des milieux aquatiques (Boucheseiche et al, 2002). C’est pour ces
différentes raisons qu’ils ont été étudiés par plusieurs auteurs dans le cadre des recherches sur la
qualité des cours d’eau, lagunes ; lacs et zones côtières (Chouti Waris et al, 2010).
Le sédiment est formé de matériaux de nature diverse, qui proviennent soit de la sédimentation
de composés minéraux et organiques (débris de macrophytes, organismes planctoniques morts)
d’origine autochtone, soit de l’érosion du bassin versant par l’eau et le vent (origine allochtone)
(Ramade, 1998). Les principaux constituants du sédiment sont les éléments chimiques dits «
majeurs » (Si, Al, K, Ca, Fe, S, Mg …) qui vont définir sa nature géochimique, et les nutriments
(carbone organique, azote, phosphore) dont les apports sont fonction de la nature du milieu
aquatique et des saisons (Power et Chapman, 1992).
Les sédiments marins constituent un milieu complexe caractérisé par la présence de plusieurs
phases géochimiques (argiles, carbonates, oxydes de Fe et de Mn, matières organiques, etc.)
d‘origine continentale et/ou biogène (Burdige, 2006).
La matière organique sédimentaire, qui représente une faible proportion du sédiment (quelques
% en masse de carbone organique), est un mélange complexe et hétérogène de macromolécules
parmi lesquelles on peut identifier les polysaccharides, les acides humiques et fulviques, les
lipides et les protéines (Gourlay, 2004).
La phase inorganique est quant à elle formée de minéraux tels que les silicates, les carbonates,
les oxydes ou les argiles.
A ces contributions naturelles s’ajoutent des apports anthropiques issus des activités
industrielles, urbaines et agricoles.
Dans certaines conditions de dépôt, l‘analyse des propriétés physiques, chimiques et biologiques
des différentes couches sédimentaires qui se forment, au cours des années permet l‘établissement
des archives sur les aspects environnementaux qui régnaient dans un milieu aquatique donné par
le passé (Brown et al, 1989).
La contamination du milieu marin par les métaux demeure un sérieux problème d’environnement
de plus en plus inquiétant. Ils sont présents dans tous ses compartiments (eau, sédiment, faune et
flore) (Langstone, 1999).
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