Conclusion générale
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Il est souvent difficile de conclure un mémoire, l'inachèvement étant un parfum courant dans le
domaine de la recherche, à cause de nouveaux questionnements générés par les résultats obtenus.
Nous essayons donc de dresser l'ensemble des conclusions que l'on peut tirer de ce travail.
La présente étude nous a permis de déterminer les concentrations dequatre métaux par une
méthode qui permet l’extraction du métal totale adsorbé à la surface des grains dans dix
échantillons de sédiment superficiel réparties le long d’une radiale en face l’embouchure de
l’oued Mazafran dans la baie de Bou-Ismail, et au niveau de deux carottes sédimentaires
prélevées ainsi le long de cette radiale.
Le dosage des métaux lourds a été réalisé par spectrophotométrie d’absorption atomique (SAA)
à flammede type Perkin Elmer® AAnalyst 700. Le protocole expérimental a été vérifié par
l’utilisation d’un matériau de référence certifié à concentrations connues fournipar l’A.I.E.A.
sous le code(AIEA 433).
Le taux de la matière organique dans les échantillons de sédiment superficiel et les deux carottes,
ainsi que le taux de la fraction pélitique (<63µm) dans les échantillons de sédiment superficiel
ont été déterminés selon des méthodes fiables et universellement connues.
Les résultats obtenus de l’analyse chimique des métaux traces par spectrophotométrie
d’absorption atomique (SAA), sont assez cohérents. En effet, la fiabilité de la méthode est
reconnue. L’utilisation d’un échantillon d’inter calibration régionale (AIEA 433) a permis de
révéler que le taux de variation (∆ %) le plus élevé est celui du zinc, suivit par celui de chrome
et cuivre et en fin celui du nickel le plus faible ((∆ %< 10%). Donc, les résultats de ce dernier
sont les plus fiables.
Les résultats d’analyse du taux de la matière organique dans les sédiments superficiels indiquent
la richesse relative de la zone d’étude (de 4% à 9%), cette richesse est due en grande partie à la
contribution des apports anthropiques de l’oued Mazafran.
Le taux des pélites le plus élevé (49%) est révélé dans la station 5 située au centre de la
radiale,elle peut être considérée comme une zone de sédimentation.
Deux pics en Zn, Cu, et Cr ont été révélé entre [12-14] cm dans la carotte CI, et entre [14-16] cm dans la
carotte CII. Ils peuvent être le résultat des apports anthropiques riches en ces trois éléments métalliques
corresponds à ces périodes de sédimentation, ou des anomalies géochimiques affectant l’évolution de ces
mêmes éléments dans ces couches de sédimentation.
Pour le sédiment superficiel, les résultats montrent que pour les quatre métaux analysés les
concentrations les plus élevés se localisent en zone côtière au droit de l’embouchure de l’oued
Mazafran. Cependant,les grandeurs de ces teneurs ne s’éloignent pas beaucoup des moyennes
naturelles, la contribution des apports anthropiques doit être minimale. Dans cette situation,
l’enrichissement des sédiments superficiels de la baie de Bou-Ismail en ces métaux traces par les
processus naturels tel que l’érosion des roches, et la dégradation de la matière organique n’est
pas à négliger.
Les concentrations en métaux traces dans les sédiments de la baie de Bou-Ismail (présente étude)
montrent des différences significatives à celles de la baie de Bou-Ismail (1995) et d’autres sites
de la côte algérienne. En effet,selon le métal, des teneurs similaires inférieures ou supérieures
peuvent être observées
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