Chapitre IV : Résultats et interprétations
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Les teneurs en éléments métalliques dans la baie de Bou-Ismail (présente étude) ont été
déterminées dans la fraction totale, tandis que pour les autres travaux, les teneurs ont été
déterminées dans la fraction fine du sédiment, fraction inférieure à 63µm (F <40µm pour la baie
d’Alger (Maouche, 1987)) par spectrophotométrie d’absorption atomique. Cette comparaison
reste fiable étant donné que les métaux traces comme de nombreux auteurs l’ont déjà montré
(Forstner et Salamons, 1980; Charlou et Joanny, 1983; Span, 1984 et Boust et al, 1981) sont
surtout associés aux particules les plus fines.
Les résultats de cette comparaison sont rapportés dans le tableau ci-dessous.
Tableau 27:Comparaison des teneurs moyennes en métaux lourds du sédiment superficiel de la
baie de Bou-Ismail avec celles du sédiment superficiel d’autres sites de la côte algérienne.
Sites d’études
Métaux
Zn (µg/g)
Ni (µg/g)
Cr (µg/g)
Cu (µg/g)
Baie de Bou-Ismail
Présente Etude
62,9 - 143,37
109,1± 23.58
18,75 – 38,46
26,02± 7.04
7,34 – 53,6
33,61± 15.83
17,97 – 28,66
24,29± 3.16
Baie de Bou-Ismail
(Boudjellal et al, 1995)
91 ± 20,8
-
76,71 ± 1,12
25,07 ± 11,79
Baie d’Alger
(Maouche, 1987)
145,2± 26
-
-
34,16±6,8
Baie d’Alger
(Boudjellal et al, 1993)
60,25-255,93
-
14,19-62,71
23,47-78,52
Littoral Algérois
(Rouibah et al, 2005)
36,77-156,8
-
-
6,08-32,65
Golf de Béjaia
(Rezzoug, 2000)
97,8 ± 9,5
-
23,69± 3,85
19,07± 7,59
Golf de Skikda
(Rezzoug, 2000)
78,4 ± 22
-
14,8± 5,39
10,27± 3,45
Côtes occidentales
(Boulahdid et al, 1992)
102,9 ± 42,9
-
17,25± 9,65
12,5± 4,08
L’analyse des données révèle, qu’en générale, les concentrations les plus élevées en métaux
traces sont celles des sédiments de la région centrale de la côte algérienne (les baies d’Alger et
de Bou-Ismail).
Les concentrations élevées de certains métaux peuvent être liées simplement à la structure
géologique et la minéralogie de la région (Yücesoy et Ergin, 1992).Les activités anthropiques
peuvent également influer sur les concentrations de métaux dans les sédiments marins côtiers
(Maanan, 2008).En effet, les fortes concentrations en métaux de la baie d’Alger proviendraient
d’une multitude sources de pollution. Celles-ci correspondraient aux rejets d’effluents des
industries implantées sur la frange côtière, au port d’Alger par ses activités, et les eaux usées de
la ville qu’il reçoit par un nombre considérable d’égouts (27) (Sellali, 1996), ainsi qu’aux
apports d’eaux usées domestiques et industrielles par les oueds El-Harrach et Hamiz. Alors,
selon Maouche (1987), les teneurs les plus élevées en ces métaux sont retrouvées à proximité du
port et au droit des embouchures des oueds El-Harrach et Hamiz.
Quant aux teneurs élevées en chrome des sédiments de la baie de Bou-Ismail, elles résultent peut
être de rejets de la ville, de rejets d’eaux usées domestiques, des rejets des complexes
touristiques qu’elle abrite, des apports des oueds Mazafran, Nador et Beni Messous et
éventuellement des petits ports de pêche (Bouharoun, Tipaza et EL-Djamila) et l’importante
activité agricole de cette zone (Boudjellal et al, 1995).
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