Les deux secteurs de la côte algérienne hébergent 37 taxons macrozooplanctoniques qui se
répartissent sur trois différents phylums (Tunicata, Cnidaria et Chaetognatha) où les peuplements de
Doliolum denticulatum en sont les plus fréquentes. Les facteurs dynamiques et nutritionnelles expliqueraient,
pour parties, leurs affinités pour les zones côtière et du large. Par ailleurs, le manque d’observations
chronologiques, ne permet pas d’apprécier la liaison entre ces espèces et les variations des conditions
météorologiques locales. Cette difficulté n’interdit pas pour autant d’établir une future investigation
recherchant l’éventuel impact des changements climatiques à long terme sur le zooplancton gélatineux, ou du
moins sur certaines espèces.
Dans l’ensemble, le zooplancton gélatineux est séparé, d’un point de vue trophique, entre filtreurs et
prédateurs. Les interactions entre ces deux composantes de la chaîne trophique pélagique sont à l’origine des
mouvements descendants (top – down) ou ascensionnelles (bottom – up) de la matière organique.
D’un point quantitatif, la faune est oligotrophe. Celle-ci constitue une des particularités de la côte algérienne.
Néanmoins, les effets de la circulation atlantique et les résurgences engendrées expliqueraient la différence
relative aux niveaux des stocks entre les côtes ouest et est.
Les résultats dégagés lors de ce travail vont certainement orienter, pour le futur proche, certains dispositifs
expérimentaux ou plans d’échantillonnages. Une étude plus approfondie devra être engagée pour mieux
comprendre la nature des interactions entre la dynamique du milieu fluide, le comportement des
zooplanctontes et les incidences sur leurs caractéristiques qualitatives et quantitatives.
38
Précédent

Contribution à l\'étude des peuplements macrozooplanctoniques de la côte Algérienne (secteur occidental et central) entre 1° W et 3° E - 47/58

Suivant