Annexe 5
4. Recherche des ectoparasites
La phase la plus urgente est le prélèvement de mucus corporel et son observation à l’état frais
afin d’y rechercher la présence éventuelle de Protozoaires, de Monogènes ou de Crustacés
parasites susceptibles de se détacher rapidement quand leur hôte meurt. La fraîcheur des
poissons disséqués est un critère majeur dans la réussite d’une investigation parasitaire. Les
poissons morts ou en état de décomposition ne font pas l’objet de dissection.
L’inspection de la surface externe du corps, des nageoires, des opercules et de la cavité buccale
permet de déceler toute anomalie ou présence de Protozoaires (Myxobolus, Ichthyophthirius,
Trichodina etc.), Monogènes (Dactylogyrus, Gyrodactylus) ou Crustacés (Argulus, Lernaea).
Les branchies sont isolées dans des boites de Pétri, puis rincées soigneusement pour éliminer
l’excès de mucus et de sang afin de permettre sous loupe binoculaire une observation claire. Les
lamelles branchiales sont sectionnées le long de l’arc branchial, isolées par petites portions, puis
observées sous faible ou fort grossissement (Fig.08).
Figure annexe 08 : Méthode d’isolement entre lame et lamelle d’une section de
lamelles branchiales parasitées par des Protozoaires et Monogènes.
Ces organes richement vascularisés sont habituellement le siège de diverses parasitoses à
Protozoaires (Myxobolus, Myxidium, Ichtyophthirius, Trichodina), Trématodes Monogènes
(Dactylogyrus, Gyrodactylus etc..), Crustacés (Ergasilus, Lernaea,) et larves Glochidies de
mollusques bivalves Unionidés.
Les parasites récoltés seront prélevés avec prudence, puis isolés sur lames puis directement
observés à l’état vivant sous faible grossissement ou au microscope en vue de leur identification
et dénombrement.
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