Chapitre III: Résultats et discussions
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La rapidité de la digestion peut être un facteur clé. Elle a été mentionnée à plusieurs reprises par Rosa et al,
(2004) ; Zguidi et al, (2003) et Dieng et al, (2000). Ces auteurs indiquent que les enzymes libérées par les
glandes salivaires très développées, déchiquettent les proies et les digèrent. Ce phénomène de digestion
avancée limite l’identification des proies au niveau spécifique, ce qui la rend difficile et parfois impossible
(Rodriguez et al, 2000).
Les résultats obtenus par l’analyse qualitative du régime alimentaire d’Octopus vulgaris (Cuvier, 1797) sont
présentés dans le tableau III.8. La faiblesse de la taille de l’échantillon conduit à la prudence dans
l’interprétation. Compte tenu de ces résultats, les groupes zoologiques des proies observés corroborent avec
ceux obtenus par les autres auteurs à l’exception de bivalves car l’analyse des contenus stomacaux pourrait
minorer la part de ces derniers. En fait, seulement la chaire est ingérée et est rapidement digérée selon
Caverivière, (2000). Cependant Rosa et al (2004) indiquent que l’étude basée sur l’analyse des débris de
mollusques autours des habitats du poulpe conduits à des valeurs surestimées de l’importance de ce type de
proie dans le régime alimentaire du poulpe.
Afin d’analyser les variations de régime alimentaire trois critères ont été choisis, le sexe, l’engin de capture
et la taille dorsale du manteau.
Concernant la variation du régime alimentaire selon les sexes, aucune différence notable n’est observée dans
le cas des échantillons de la baie de Bou-Ismail, ce résultat est conforme à ceux obtenus par Rodriguez et al,
(2000) ; Dieng et al, (2000) et Rosa et al (2004) citant les travaux de Guerra, (1978) ; Sanchez et Obarti,
(1993) ; Quetglas et al, (1999).
Pour les individus ayant une grande taille, les proies ingérées sont relativement grandes (poisson identifié à
partir de sa nageoire caudale, céphalopode à partir de ses ventouses). Plus le poulpe grandit, plus il acquiert
la puissance d’attraper des proies de grandes tailles par recouvrement membranaire. (Dieng et al, 2000).
Aucun poisson n’a été observé dans les estomacs des poulpes issus de la chasse sous-marine. Les variations
du régime alimentaire d’Octopus vulgaris (Cuvier, 1797) tirées de la littérature, la nature du fond, la
profondeur, la production primaire, le système hydrologique, la zone et la saison sont tributaires de la
disponibilité des proies ce qui se traduit par le comportement opportuniste du poulpe, il se nourrit dans la
gamme de proie fournie dans son milieu (Caverivière et al 2000 ; Dieng et al, 2000 ; Zguidi et al, 2003 ;
Rosa et al, 2004).
L’analyse du régime alimentaire d’Octopus vulgaris (Cuvier, 1797) de la baie de Bou-Ismail montre bien
qu’il s’agit d’un animal carnivore prédateur qui s’alimente de crustacés benthiques, de poissons et de
céphalopodes, en outre les œufs trouvés dans les estomacs sont écartés du régime alimentaire, l’explication
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La rapidité de la digestion peut être un facteur clé. Elle a été mentionnée à plusieurs reprises par Rosa et al,
(2004) ; Zguidi et al, (2003) et Dieng et al, (2000). Ces auteurs indiquent que les enzymes libérées par les
glandes salivaires très développées, déchiquettent les proies et les digèrent. Ce phénomène de digestion
avancée limite l’identification des proies au niveau spécifique, ce qui la rend difficile et parfois impossible
(Rodriguez et al, 2000).
Les résultats obtenus par l’analyse qualitative du régime alimentaire d’Octopus vulgaris (Cuvier, 1797) sont
présentés dans le tableau III.8. La faiblesse de la taille de l’échantillon conduit à la prudence dans
l’interprétation. Compte tenu de ces résultats, les groupes zoologiques des proies observés corroborent avec
ceux obtenus par les autres auteurs à l’exception de bivalves car l’analyse des contenus stomacaux pourrait
minorer la part de ces derniers. En fait, seulement la chaire est ingérée et est rapidement digérée selon
Caverivière, (2000). Cependant Rosa et al (2004) indiquent que l’étude basée sur l’analyse des débris de
mollusques autours des habitats du poulpe conduits à des valeurs surestimées de l’importance de ce type de
proie dans le régime alimentaire du poulpe.
Afin d’analyser les variations de régime alimentaire trois critères ont été choisis, le sexe, l’engin de capture
et la taille dorsale du manteau.
Concernant la variation du régime alimentaire selon les sexes, aucune différence notable n’est observée dans
le cas des échantillons de la baie de Bou-Ismail, ce résultat est conforme à ceux obtenus par Rodriguez et al,
(2000) ; Dieng et al, (2000) et Rosa et al (2004) citant les travaux de Guerra, (1978) ; Sanchez et Obarti,
(1993) ; Quetglas et al, (1999).
Pour les individus ayant une grande taille, les proies ingérées sont relativement grandes (poisson identifié à
partir de sa nageoire caudale, céphalopode à partir de ses ventouses). Plus le poulpe grandit, plus il acquiert
la puissance d’attraper des proies de grandes tailles par recouvrement membranaire. (Dieng et al, 2000).
Aucun poisson n’a été observé dans les estomacs des poulpes issus de la chasse sous-marine. Les variations
du régime alimentaire d’Octopus vulgaris (Cuvier, 1797) tirées de la littérature, la nature du fond, la
profondeur, la production primaire, le système hydrologique, la zone et la saison sont tributaires de la
disponibilité des proies ce qui se traduit par le comportement opportuniste du poulpe, il se nourrit dans la
gamme de proie fournie dans son milieu (Caverivière et al 2000 ; Dieng et al, 2000 ; Zguidi et al, 2003 ;
Rosa et al, 2004).
L’analyse du régime alimentaire d’Octopus vulgaris (Cuvier, 1797) de la baie de Bou-Ismail montre bien
qu’il s’agit d’un animal carnivore prédateur qui s’alimente de crustacés benthiques, de poissons et de
céphalopodes, en outre les œufs trouvés dans les estomacs sont écartés du régime alimentaire, l’explication
