Conclusion générale
Espace naturel exceptionnel, territoire à dominance agricole, prédestiné à devenir un lieu
de tourisme balnéaire de masse, la zone du Lac de Réghaia délimitée comme ZET est
caractérisée par la diversité et la multiplicité de ses écosystèmes naturels, fruit de la rencontre
entre la terre, la mer et les zones marécageuses.
Actuellement la zone est presque épargnée de toute urbanisation lourde. Cependant son
patrimoine naturel spécifique est perturbé par l’activité agricole comme on a tenté de le
montrer par l’analyse de durabilité de l’état des lieux et qui occupe la majeure partie du site.
En effet, le pompage de l’eau du lac pour l’irrigation, le défrichement de la végétation
naturelle, menacent le fonctionnement et les potentialités de cet écosystème côtier.
De plus le classement de la zone en ZET en vue des aménagements futurs comme le
village touristique d’Ain Chorb représente un véritable risque pour la naturalité et la
biodiversité.
Les aménagements touristiques qui se traduisent par le projet du ‘village touristique’ ne
prennent pas en compte les dispositions de la ‘loi littoral’ qui limite ou interdit la
construction à partir de la bande des 300 m. Ce projet, s’il se réalise tel qu’il est, fait
encourir à la zone humide l’étalement longitudinal sur l’ensemble de son domaine littoral et
donc engendre le risque de sa non durabilité. Sa réalisation sur la zone comme elle est
prévue par le plan de masse, est une véritable aberration car il met en péril l’équilibre de
toutes les bandes et donc de la zone entière.
Les résultats auxquels nous avons abouti indiquent que le développement du tourisme
peut se faire en réduisant au maximum les impacts sur le milieu naturel du domaine littoral.
Ceci nécessite un réajustement spatial du projet et éventuellement un redéploiement de son
contenu. De plus, le conflit tourisme - agriculture ne manquera pas de se poser, du fait de la
prédominance dans le domaine littoral des terres agricole. Ce volet pose le problème de
l’assiette foncière du projet de ‘village touristique’, qu’il convient de revoir. Dans tous les
cas de figures, pour garantir le développement durable de cette zone côtière sensible, les
dispositions de la loi 02 – 02 doivent être appliquées et plus particulièrement, celles qui
concernent la bande en deçà des 800 mètres.
En définitive, notre travail est loin d’être exhaustif. Nous ne faisons que poser les premiers
éléments d’une approche critique du développement et des aménagements touristiques
envisagés par les pouvoirs publics au niveau de la zone humide côtière de Réghaia (ZET de
Ain Chorb). La problématique est plus complexe vu l’importance des enjeux écologiques
mais aussi socio économiques. Nul ne doute, que vu la complexité, la fragilité et la
sensibilité de cette zone, elle ne peut tolérée l’implantation de complexe touristique de grande
envergure comme celui – ci. Mais aussi un tel potentiel ne peut laisser indifférant l’industrie
du tourisme. Donc la meilleure manière de le protéger et de le mettre en valeur c’est de
l’inscrire dans une stratégie de gestion intégrée, ou il faudra convaincre tout les acteurs de la
valorisation, de la préservation et de la protection de ce patrimoine.
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Contribution à l\'analyse de durabilité du domaine (101-02-02) inclus dans le projet de la zone d\'expansion touristique de Ainchorb-wilaya d\'Alger - 82/92

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