Chapitre I : Présentation de la zone d’étude
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La comparaison des profils réalisés à partir d’une carte marine datée de 1928 et un relevé
bathymétrique du (LEM, 1993) couvrant la zone concernée par l’étude révèle un recul
important du trait de côte estimé à 100 m.
Les taux nets d’évolution de la position de la ligne de rivage le long de la côte ouest du golfe
de Bejaia (Boutiba, &al 2005), qui s’étend du Cap Carbon à l’Ouest jusqu’au Cap Aokas à
l’Est sur un linéaire estimé à environ une trentaine de kilomètres, ont été obtenus à partir des
orthophotographies numériques mosaïquées de différentes missions (1973, 1989, 2001) et les
données de l’image satélitale quikbird acquis en 2005. Les taux nets des variations de la
position de la ligne de rivage ont été calculés à chaque transect en utilisant à la fois la
méthode de la régression linéaire et la méthode dite « endpoint pour l’ensemble des lignes de
rivages en allant de la plus ancienne vers la plus récente. La base de données obtenue compte
environ 930 taux d'érosion séparés et espacés chaque 10 m le long de 30 km de plages
sableuses étudiées.
Quatre secteurs de plages sont analysés : la plage de Sidi Ali Lebher, la plage de Boukhlifa, la
plage de Tichy et le secteur de la plage d’Aokas. La courbe des tendances évolutives de la
ligne de rivage entre 1973 et 2005 signale un recul généralisé des plages dans la partie Ouest
de Boukhlifa et dans le secteur de Sidi Ali Lebher avec des taux nettement plus élevés à Sidi
Ali Lebher, correspondant à l’embouchure de l’oued Soummam. Les taux varient entre -0,16
m/an et la valeur paroxysmale est de -6,13 m/an. Les ouvrages de protection de la côte (épis
en T) réalisés à partir de 2001 n’ont pas aboutit à grand chose car la tendance érosive a
continué à marquer les plages de la zone. Au niveau de l’embouchure de l’oued Soummam, le
recul était spectaculaire, cela ne pourrait être dû qu’au manque d’apport de matériaux
provenant du continent, justifié par les extractions abusives, au niveau de son lit, de sable et
de gravier.
Cette étude a montré que la côte sableuse de la partie ouest du golfe de Bejaia a enregistré une
érosion presque généralisée et modérée. La tendance générale à l’érosion de cette côte sur une
période mi séculaire allant de 1973 à 2005 peut en partie être expliquée par des phénomènes
naturels tels que les effets, répétés et cumulés, tempétueux du climat. Les activités humaines
non contrôlées ont pu aussi accélérer la cadence de ce recul.
I.2.4.1. Evolution des surfaces des plages entre 1973 et 2001
La cartographie de l’évolution surfacique des plages sableuses de la partie Ouest du
golfe de Bejaia, pour une période d’observation de 28 ans allant de 1973 jusqu’à 2001, a
permis de calculer les surfaces d’érosion et d’accrétion. Les résultats obtenus pour chaque
plage sont représentés dans le tableau suivant :
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La comparaison des profils réalisés à partir d’une carte marine datée de 1928 et un relevé
bathymétrique du (LEM, 1993) couvrant la zone concernée par l’étude révèle un recul
important du trait de côte estimé à 100 m.
Les taux nets d’évolution de la position de la ligne de rivage le long de la côte ouest du golfe
de Bejaia (Boutiba, &al 2005), qui s’étend du Cap Carbon à l’Ouest jusqu’au Cap Aokas à
l’Est sur un linéaire estimé à environ une trentaine de kilomètres, ont été obtenus à partir des
orthophotographies numériques mosaïquées de différentes missions (1973, 1989, 2001) et les
données de l’image satélitale quikbird acquis en 2005. Les taux nets des variations de la
position de la ligne de rivage ont été calculés à chaque transect en utilisant à la fois la
méthode de la régression linéaire et la méthode dite « endpoint pour l’ensemble des lignes de
rivages en allant de la plus ancienne vers la plus récente. La base de données obtenue compte
environ 930 taux d'érosion séparés et espacés chaque 10 m le long de 30 km de plages
sableuses étudiées.
Quatre secteurs de plages sont analysés : la plage de Sidi Ali Lebher, la plage de Boukhlifa, la
plage de Tichy et le secteur de la plage d’Aokas. La courbe des tendances évolutives de la
ligne de rivage entre 1973 et 2005 signale un recul généralisé des plages dans la partie Ouest
de Boukhlifa et dans le secteur de Sidi Ali Lebher avec des taux nettement plus élevés à Sidi
Ali Lebher, correspondant à l’embouchure de l’oued Soummam. Les taux varient entre -0,16
m/an et la valeur paroxysmale est de -6,13 m/an. Les ouvrages de protection de la côte (épis
en T) réalisés à partir de 2001 n’ont pas aboutit à grand chose car la tendance érosive a
continué à marquer les plages de la zone. Au niveau de l’embouchure de l’oued Soummam, le
recul était spectaculaire, cela ne pourrait être dû qu’au manque d’apport de matériaux
provenant du continent, justifié par les extractions abusives, au niveau de son lit, de sable et
de gravier.
Cette étude a montré que la côte sableuse de la partie ouest du golfe de Bejaia a enregistré une
érosion presque généralisée et modérée. La tendance générale à l’érosion de cette côte sur une
période mi séculaire allant de 1973 à 2005 peut en partie être expliquée par des phénomènes
naturels tels que les effets, répétés et cumulés, tempétueux du climat. Les activités humaines
non contrôlées ont pu aussi accélérer la cadence de ce recul.
I.2.4.1. Evolution des surfaces des plages entre 1973 et 2001
La cartographie de l’évolution surfacique des plages sableuses de la partie Ouest du
golfe de Bejaia, pour une période d’observation de 28 ans allant de 1973 jusqu’à 2001, a
permis de calculer les surfaces d’érosion et d’accrétion. Les résultats obtenus pour chaque
plage sont représentés dans le tableau suivant :
