CHAPITRE 03 :
LE LAGUNAGE NATUREL
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CHAPITRE 03 : LE LAGUNAGE NATUREL
Introduction :
La station d’épuration traditionnelle, à boues activées, s’impose souvent à l’esprit lorsqu’il
s’agit d’épuration des eaux usées. Pourtant, d’autres modes épuratoires existent. Ils s’appuient
sur les phénomènes d’autoépuration se déroulant spontanément dans les étendues d’eau, dans
lesquelles les microorganismes dégradent la matière organique et la transforment en éléments
minéraux.
C’est le cas du lagunage naturel, moins connu mais aussi efficace ; il est écologique,
rustique, fiable et peu onéreux du fait de son fonctionnement non mécanisé, avec des résultats
hautement satisfaisants en matière de décontamination.
Ce qui rend le lagunage particulièrement adapté pour la réutilisation des eaux épurées en
agriculture.
Dans ce chapitre on va détailler les traitements des eaux par lagunage naturelle. On
commence par une définition de traitement. Ensuite on passe au différents types de système
d’épuration ; anaérobie facultatif, de maturation, avec des performances et dimensionnements
de chaque ‘un de ces types. On passe à la réutilisation des eaux épurées dans les différents
domaines : agricole, industriel, domestique et municipale. Enfin, on finira par les avantages et
les inconvénients du lagunage.
3.1. Définition :
Méthode d’épuration des eaux usées consistant à les épandre dans des cuvettes de faible
profondeur dans lesquelles croît une végétation aquatique et (ou) amphibien. Ce procédé
permet d’éliminer la matière organique par décomposition bactérienne, la faible profondeur
favorisant la réoxygénation des eaux tandis que la végétation absorbe l’excès de phosphate et
nitrates contenues dans les eaux en voie d’épuration.
Le lagunage peut aussi être utilisé en aval d’une station d’épuration biologique afin
d’éliminer l’excès de ces sels minéraux nutritifs et éventuellement de certains xénobiotiques
dont la biodégradation est favorisée par des bactéries présentes dans les sols inondés. Ainsi,
les lagunes à phragmites ou à Typha sont capables d’extraire efficacement les nutriments et
donnent le plus souvent d’excellents résultats dans la réduction de la pollution résiduaire par
les phosphates et nitrates. L’usage de certaines plantes hydrophytes telles les jacinthes d’eau
ou amphiphytes comme le Typha par exemple a été envisagé pour extraire les métaux
toxiques et les composés organiques persistants que renfermeraient les eaux résiduaires après
leur traitement secondaire voire même tertiaire « Figures 01 et 02 ». (JEAN-LOUIS C.,
GERARD M., 2005).
Le lagunage naturel consiste à faire séjourner les rejets dans des bassins successifs de
grande étendue et de faible profondeur, pendant une longue durée, afin de favoriser, par la
photosynthèse, le développement des micro-algues qui apportent l'oxygène nécessaire aux
bactéries assurant l'épuration. Après avoir été ainsi épurées, les eaux sont dispersées dans le
milieu naturel. Ce procédé est bien adapté à l'assainissement des petites collectivités. (JEANLOUIS C., GERARD M., 2005).
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