CHAPITRE QUATRIEME
LA CLAIRANCE
51
4. Discussion :
L’apparition des pseudofèces, après la mise des moules Mytilus galloprovincialis dans
les flacons, 4 min après le début des expériences conduit à dire que la microalgue
Nanochloropsis oculata utilisée dans notre étude n’est pas digestible par les moules.
Les mesures en laboratoire ont montré que le taux de filtration de Mytilus
galloprovincialis dépend de la concentration phytoplanctonique et de la taille des moules.
Le taux de filtration a atteint des valeurs élevées à des grandes concentrations et n’a pas
montré une différence significative (tests ; ANOVA, Tukey et Dunnett , α= 0.05), il est passé
de 0,61 à 1,27 l.h
-1 , cela pourrait être dû à la taille des moules choisie dans nos expériences,
tandis que la consommation globale a augmenté de façon significative (tests ; ANOVA et
Tukey, α=0.05), avec l’augmentation de la concentration phytoplanctonique. Okumuş et al.,
(2001) ont remarqué une diminution significative du taux de filtration et de la consommation
totale de cellules phytoplanctonique chez Mytilus galloprovincialis avec l’augmentation de la
concentration algale. Carla (2004) a mené une étude sur la palourde Mercenaria mercenaria,
où elle a remarqué que le taux de filtration diminuait avec l’augmentation de la concentration
microalgale (de 10
5 à 10
6 cell/ml) en utilisant la microalgue Isochrysis galbana comme
nourriture. Bayne et al., (1976 in Denis et al.,1999) ont constaté que le taux de filtration est
influencé par l'état physiologique des organismes filtreurs.
Les résultats de cette étude montrent que le taux de filtration de M.galloprovincialis à la
concentration (1,2*10
6 cell/ml) a augmenté de façon significative entre T2 et T3 (test ;
Dunnett, α= 0.05), il est passé de 0,33 à 1,68 l.h
-1
. Dans d’autre part le TF diminue entre T1 et
T2 mais pas de façon significative. C’est le même résultat observé pour la consommation
globale de phytoplancton où nous avons constaté que les moules Mytilus galloprovincialis de
la taille T 3 ont consommé une plus grande quantité de microalgue que les moules de taille T 1
et T 2 . Nos résultats sont conforment avec les travaux de Okumuş et al., (2001) qui sont arrivés
à la même conclusion. Cette augmentation du TF pourrait s’expliquer par l’augmentation de
la surface branchiale avec l’augmentation de la tailles des moules et donc un grand potentiel
de capture. Selon Mouabad (1991) cette augmentation s'atténue progressivement quand on
atteint les grandes tailles.
L’absence de différence des taux de filtration à différents temps de prélèvement
(Tab.11) a été constatée. En effet, au début de l’expérience, les moules avaient dépensé un
effort initial dû à la manipulation pendant le choix des spécimens utilisés pour les
expériences.
La cause de cette incohérence des résultats serait l’absence de flacons témoins durant
nos expériences qui nous donneraient le taux de décantation qui ne serait pas le même pour
les différentes concentrations, la taille de la microalgue Nanochloropsis oculata qui est très
petite, et aussi le nombre de réplica (trois) dans cette étude qui parait peu.
LA CLAIRANCE
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4. Discussion :
L’apparition des pseudofèces, après la mise des moules Mytilus galloprovincialis dans
les flacons, 4 min après le début des expériences conduit à dire que la microalgue
Nanochloropsis oculata utilisée dans notre étude n’est pas digestible par les moules.
Les mesures en laboratoire ont montré que le taux de filtration de Mytilus
galloprovincialis dépend de la concentration phytoplanctonique et de la taille des moules.
Le taux de filtration a atteint des valeurs élevées à des grandes concentrations et n’a pas
montré une différence significative (tests ; ANOVA, Tukey et Dunnett , α= 0.05), il est passé
de 0,61 à 1,27 l.h
-1 , cela pourrait être dû à la taille des moules choisie dans nos expériences,
tandis que la consommation globale a augmenté de façon significative (tests ; ANOVA et
Tukey, α=0.05), avec l’augmentation de la concentration phytoplanctonique. Okumuş et al.,
(2001) ont remarqué une diminution significative du taux de filtration et de la consommation
totale de cellules phytoplanctonique chez Mytilus galloprovincialis avec l’augmentation de la
concentration algale. Carla (2004) a mené une étude sur la palourde Mercenaria mercenaria,
où elle a remarqué que le taux de filtration diminuait avec l’augmentation de la concentration
microalgale (de 10
5 à 10
6 cell/ml) en utilisant la microalgue Isochrysis galbana comme
nourriture. Bayne et al., (1976 in Denis et al.,1999) ont constaté que le taux de filtration est
influencé par l'état physiologique des organismes filtreurs.
Les résultats de cette étude montrent que le taux de filtration de M.galloprovincialis à la
concentration (1,2*10
6 cell/ml) a augmenté de façon significative entre T2 et T3 (test ;
Dunnett, α= 0.05), il est passé de 0,33 à 1,68 l.h
-1
. Dans d’autre part le TF diminue entre T1 et
T2 mais pas de façon significative. C’est le même résultat observé pour la consommation
globale de phytoplancton où nous avons constaté que les moules Mytilus galloprovincialis de
la taille T 3 ont consommé une plus grande quantité de microalgue que les moules de taille T 1
et T 2 . Nos résultats sont conforment avec les travaux de Okumuş et al., (2001) qui sont arrivés
à la même conclusion. Cette augmentation du TF pourrait s’expliquer par l’augmentation de
la surface branchiale avec l’augmentation de la tailles des moules et donc un grand potentiel
de capture. Selon Mouabad (1991) cette augmentation s'atténue progressivement quand on
atteint les grandes tailles.
L’absence de différence des taux de filtration à différents temps de prélèvement
(Tab.11) a été constatée. En effet, au début de l’expérience, les moules avaient dépensé un
effort initial dû à la manipulation pendant le choix des spécimens utilisés pour les
expériences.
La cause de cette incohérence des résultats serait l’absence de flacons témoins durant
nos expériences qui nous donneraient le taux de décantation qui ne serait pas le même pour
les différentes concentrations, la taille de la microalgue Nanochloropsis oculata qui est très
petite, et aussi le nombre de réplica (trois) dans cette étude qui parait peu.
