CHAPITRE PREMIER
GENERALITES
10
1.4. Données sur la physiologie de Mytilus galloprovincialis
1.4.1. Régime alimentaire
Comme la plupart des mollusques bivalves, la moule M.galloprovincialis est un
suspensivore : elle consomme les particules en suspension dans l’eau qu’elle filtre au travers
de ses branchies (Roberts et al, 1995). La moule ingère la plupart des particules présentes
dans le milieu qui l'entoure : diatomées, dinoflagellés, détritus organiques, bactéries, flagellés
et protozoaires divers, spores, fragments d'algues, débris inorganiques (Marteil, 1976).
1.4.2. Filtration
Les particules sont filtrées par l’action des branchies. Les aliments sont triés et ceux qui
sont retenus par la moule sont acheminés dans le système digestif par les palpes labiaux puis
passent par l'oesophage qui conduit à l'estomac où ils sont digérés. Les résidus de la digestion
sont ensuite acheminés par l'intestin jusqu'à l'orifice anal qui débouche dans le siphon
exhalant. Les trop grosses particules qui ne peuvent être ingérées sont rejetées par le siphon
exhalant sous forme de pseudofèces (Gendron et al., 2003)
1.4.2.1. Description des branchies
L’organe assurant la filtration est les branchies (Fig. 6), qui sont au nombre de deux,
chacune est constituée de deux rangées de filaments aplatis. Des touffes de cils relient chaque
filament à son voisin et délimitent entre eux des espaces qui sont les ostia. Le mouvement des
cils créent les courants inhalants et exhalants et entretiennent la circulation de l’eau dans la
cavité palléale. Le courant pénètre entre les lobes du manteau, traverse les branchies en
passant par les ostia et ressort par le siphon exhalant (Barnabé, 1989).
1.4.2.2. L'efficacité de rétention
La distance entre les cils 1atéro-frontaux adjacents (le filtre branchial) est en général de
2 à 3,5 µm, ce qui explique la rétention efficace des particules de plus grande taille (Mouabad,
1991).
Jorgensen (1975, 1976, 1981) a étudié la filtration chez plusieurs espèces et
spécialement chez Mytilus edulis. Il a propose un mécanisme hydrodynamique pour la
rétention des particules. Selon ce mécanisme, les cils latero-frontaux auraient pour fonction de
s'opposer au mouvement de 1'eau dans l'espace inter filamentaire au lieu de servir de filtre aux
particules. Ils participent, avec les cils frontaux, à la création des courants de surface, en
repoussant 1'eau vers la surface frontale du filament. La conjugaison des battements des deux
groupes ciliaires crée un mode d'écoulement tridimensionnel complexe qui fait que les
particules échappent au courant pénétrant 1'espace inter filamentaire pour être prises en
charge par les courants de surface (Fig.7) (in Mouabad, 1991)
GENERALITES
10
1.4. Données sur la physiologie de Mytilus galloprovincialis
1.4.1. Régime alimentaire
Comme la plupart des mollusques bivalves, la moule M.galloprovincialis est un
suspensivore : elle consomme les particules en suspension dans l’eau qu’elle filtre au travers
de ses branchies (Roberts et al, 1995). La moule ingère la plupart des particules présentes
dans le milieu qui l'entoure : diatomées, dinoflagellés, détritus organiques, bactéries, flagellés
et protozoaires divers, spores, fragments d'algues, débris inorganiques (Marteil, 1976).
1.4.2. Filtration
Les particules sont filtrées par l’action des branchies. Les aliments sont triés et ceux qui
sont retenus par la moule sont acheminés dans le système digestif par les palpes labiaux puis
passent par l'oesophage qui conduit à l'estomac où ils sont digérés. Les résidus de la digestion
sont ensuite acheminés par l'intestin jusqu'à l'orifice anal qui débouche dans le siphon
exhalant. Les trop grosses particules qui ne peuvent être ingérées sont rejetées par le siphon
exhalant sous forme de pseudofèces (Gendron et al., 2003)
1.4.2.1. Description des branchies
L’organe assurant la filtration est les branchies (Fig. 6), qui sont au nombre de deux,
chacune est constituée de deux rangées de filaments aplatis. Des touffes de cils relient chaque
filament à son voisin et délimitent entre eux des espaces qui sont les ostia. Le mouvement des
cils créent les courants inhalants et exhalants et entretiennent la circulation de l’eau dans la
cavité palléale. Le courant pénètre entre les lobes du manteau, traverse les branchies en
passant par les ostia et ressort par le siphon exhalant (Barnabé, 1989).
1.4.2.2. L'efficacité de rétention
La distance entre les cils 1atéro-frontaux adjacents (le filtre branchial) est en général de
2 à 3,5 µm, ce qui explique la rétention efficace des particules de plus grande taille (Mouabad,
1991).
Jorgensen (1975, 1976, 1981) a étudié la filtration chez plusieurs espèces et
spécialement chez Mytilus edulis. Il a propose un mécanisme hydrodynamique pour la
rétention des particules. Selon ce mécanisme, les cils latero-frontaux auraient pour fonction de
s'opposer au mouvement de 1'eau dans l'espace inter filamentaire au lieu de servir de filtre aux
particules. Ils participent, avec les cils frontaux, à la création des courants de surface, en
repoussant 1'eau vers la surface frontale du filament. La conjugaison des battements des deux
groupes ciliaires crée un mode d'écoulement tridimensionnel complexe qui fait que les
particules échappent au courant pénétrant 1'espace inter filamentaire pour être prises en
charge par les courants de surface (Fig.7) (in Mouabad, 1991)
