Chapitre I
Généralités
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c. Les nitrites (NO 2
-
)
Etant dans le cycle de l’azote, un ion en état transitoire au même titre que l’ammonium, expliquant
ainsi les faibles concentrations rencontrées en milieu marin qui sont de l’ordre de zéro à quelques
micromoles par litre d’azote nitreux.
Les concentrations des nitrites connaissent des variations saisonnières, qui varient en hiver entre 0.5 et 1
μmol/l et atteignent des valeurs très faibles en été (< à 0,01μmol/l) suite au développement du
phytoplancton. Les nitrites proviennent des deux réactions suivantes : (Aminot & Chausse-Pied, 1983).
 L’oxydation de l’ammonium par la réaction de nitrosation qui est exothermique opérée
par des bactéries (Nitrosomonas) :
NH 4
+ + 3/2 O 2 ↔ NO 2
- + 2H + 2H 2 O (I.3)
Nitrosation.
 La réduction des nitrates dans les milieux anoxiques ou pauvres en oxygène dissous,
opérée par les bactéries anaérobiques, selon la réaction suivante:
NO 2
- + ½ O2 ↔ NO 3
-
(I.4)
Nitratation
d. L’azote ammoniacal (N-NH 4
+
)
L’azote ammoniacal provient des excrétions animales et de la décomposition bactérienne des composés
organiques azotés. Dans les eaux marines, l’azote ammoniacal se trouve à des concentrations inférieures
au μmole/l. En effet, il est présent sous deux formes en solution, l’ammoniac (NH 3 ) et l’ammonium
(NH4
+ ) dont des proportions relatives dépendant du pH, de la température et de la salinité du milieu
(Aminot & Chausse-Pied,1983).
Ces deux espèces traduisent un équilibre acido-basique. A proximité des émissaires urbains, l’ammonium
devient un bon traceur de pollution urbaine avec des concentrations pouvant atteindre plusieurs centaines
de micromoles par litre. (Lacaze, 1996(b)).
e. Les phosphates (PO 4
-3 )
Le phosphore existe sous forme organique et inorganique, dissous et particulaire. Les Orthophosphates
présentent la forme la plus abondante HPO 4
- (90%), PO 4
-3 (10 %) et (1%) de H 2 PO 4 (Aminot &
Chaussepied, 1983).
A l’état d’équilibre, elles se trouvent avec des teneurs assez faibles en surface (0 à 1 μmol/L) à cause de
leur consommation par le phytoplancton (bloom printanier) (Copin-Montégut, 1996), et ces teneurs
augmentent avec la profondeur au dessous de la couche euphotique pour atteindre un maximum qui
correspond au minimum de l’oxygène dissous, avec une légère fluctuation selon la région océanique.
f. La silice dissoute
L’élément nutritif silicium entre dans la composition des squelettes de certaines espèces
phytoplanctoniques (Diatomées, Radiolaires…) (Aminot & Chaussepied, 1983).
A pH moyen de l’eau de mer (~8.2), les formes majoritaires dissoutes dans l'eau de mer étant à 95 % sous
les formes d'acide orthosilicique, Si(OH) 4 ,5% Si(OH) 3 . (Aminot & Kérouel, 2004).
La distribution verticale de l’acide silicique diffère de celle du phosphore ou de l’azote. Les
concentrations augmentent lentement avec la profondeur pour atteindre leur max au fond.
Les silicates sont régénérés à différentes vitesses et par différents processus et, à présent, il y a toujours
une incertitude sur les facteurs qui contrôlent le budget marin des silicates (Jacques & Tréguer, 1986).
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