Synthèse bibliographique
Les métaux lourds
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І .3 – Origines des métaux lourds en méditerranée
x Origines naturelles : Altération et érosion des roches ; Volcanisme sous-marin ; Sources
hydrothermales sous-marines ; Dégradation des matières organiques (végétales, animales
et fossiles) contenant des métaux en traces à des concentrations plus ou moins faibles ;
Aérosols naturels ; Poussières cosmiques ; etc. "Mustapha Boulahdid (com.ver)".
x Origines anthropiques : Combustion des combustibles fossiles ; Métallurgie ; Les eaux
usées urbaines et industrielles ; Exploitation, traitement et enrichissement des gisements
miniers ; Navigations maritimes et accidents en mer ; Activités portuaires ; Entretiens et
réparations navales ; etc. "Mustapha Boulahdid (com.ver)". En effet, les principaux
domaines d’utilisation des cinq métaux faisant le sujet de cette étude constituent de réelles
sources de pollution anthropique (Voir Tab 1 en Annexe 1).
І .4 - Les teneurs limites des métaux lourds dans l’eau potable
Les normes de potabilité admises pour les métaux lourds sont données dans le tableau
suivant qui représente le seuil fixé par l’organisation mondiale de la santé OMS mises à jour
en 2006 (Tab 2).
Tableau 2 : Les teneurs limites des métaux lourds dans l’eau potable en mg/l.
І .5 - Toxicité et spéciation chimique des métaux lourds
La toxicité d’un métal dépend autant de sa spéciation chimique que des facteurs
environnementaux
5
. Le terme spéciation fait référence aux formes spécifiques dans lesquelles
ces éléments chimiques se trouvent dans une matrice (Serpaud et al., 1994). L’importance de
la spéciation repose sur le fait que l’évaluation de la concentration totale n’est pas suffisante
pour déterminer l’impact environnemental d’un métal
6
. Cependant elle peut donner des
informations très utiles sur la nature des indicateurs biologiques pour suivre une intoxication
(Picot, 2003). De plus, elle joue un rôle capital sur leur biodisponibilité. Il est généralement
considéré que la forme ionique libre des métaux est la forme la plus assimilable mais aussi la
plus toxique pour les organismes
7
(Voir Spéciation chimique des métaux en Annexe 1).
Dans le cadre de notre étude, contrairement au Cuivre, au Zinc et au Nickel dont la
présence en trace est nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme, le Cadmium et le
Plomb sont des éléments non-essentiels qui n’interviennent dans aucun mécanisme
biologique, à de faibles doses ils sont toxiques pour l’homme, la flore et la faune. Leur
toxicité est aggravée par leur capacité de bioaccumulation (Ramade, 2000). Ces contaminants
font donc l’objet d’une attention particulière. Pour cela la toxicité de chacun de ces éléments
(Pb, Cu, Cd, Zn et Ni) sera abordée séparément dans le tableau qui va suivre (Tab 3).
5 Babich, 1980 in Huynh, 2009.
.
6 Tessier, 1979 in Kribi, 2005.
7 Sunda et Guillard, 1976 ; Morel, 1983 in Rossi, 2008.
Métal
Plomb
Cuivre
Nickel
Zinc
Cadmium
Normes OMS (mg/l)
0,01
2
0,07
3
0,003
Source : lenntech.fr
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