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pêche qui peut se traduire par un plafonnement des quantités débarquées (en effectuant un contrôle
strict de la production), et l’établissement de quotas de pêche.
L’analyse des métaux lourds contenus dans le foie et la chair de Diplodus vulgaris, montre que les
concentrations en mercure sont liées à l’âge du poisson. Le mercure est un composé dont la
rémanence est infinie. Les normes pour les teneurs en mercure dans les poissons, mesurées dans le
muscle dorsal varient suivant les pays : 0,5µg/g de poids frais sur les continents nord et sud
américains et 1µg/g en France pour les poissons carnivores (thon, espadon…), spécifiées dans le
texte de la réglementation (règlement CE N° 1881/2006 modifié CE N° 629/2008).
Chez les poissons téléostéens, les éléments métalliques se concentrent particulièrement dans le
foie mais aussi dans les reins et plus modestement dans les muscles (Ramade, 1979 in Benamar et
coll, 2010). Cela explique les fortes teneurs en mercure trouvées dans les échantillons de foie,
largement supérieurs à 0,5µg/g poids frais. Par contre dans les tissus musculaires cette teneur est
inférieure à la norme tolérée.
En plus de la synthèse effectuée par OPECST (2000-2001), il est admis que généralement les
poissons absorbent beaucoup plus de mercure que de cadmium. Selon Andersen et Depledge
(1997), les plus importantes concentrations sont retrouvées chez les individus de taille moyenne.
Nos résultats confirment ces observations : dans le muscle, les spécimens âgés concentrent plus de
mercure que les plus jeunes.
Il est préférable d’éviter l’utilisation de femelles matures, chez les espèces bio-indicatrices, celle-ci
étant susceptibles de concentrer plus de mercure que les mâles (par l’accumulation de réserves
susceptibles d’être contaminées). Concernant l’évaluation du cadmium accumulé dans le muscle de
Diplodus vulgaris, nos résultats sont conformes à ceux retrouvés par Aboul-Naga (1996), qui
signale de faibles concentrations chez cette espèce.
L’analyse des métaux lourds montre des concentrations de mercure et de cadmium faibles,
inférieures au maximum toléré. Cette approche plaide pour l’utilisation du sar à tête noire comme
modèle bio-indicateur et indique que ce poisson peut être considéré comme espèce sentinelle.
Le choix s’est porté sur Diplodus vulgaris car sa capture est relativement facile; la densité de sa
population est relativement élevée. Les individus sont de taille suffisante, permettant de pratiquer
facilement des mesures de concentrations de polluants. Son aire de dispersion est connue.
De plus il est possible de disposer d'animaux témoins : les animaux témoins proviennent de zones
considérées comme non polluées (Cap Djinet) ou du moins présentant un niveau de pollution
suffisamment bas pour être considéré comme comparable. Toutefois des précautions, tant au niveau
de la stratégie d'échantillonnage, de l'analyse et du traitement des données doivent être prises pour
disposer d’un témoin fiable de la qualité du milieu marin littoral.
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Utilisation du sar à tête noire (diplodus vulgaris, Geoffroy St Hilaire, 1817) comme modèle bio-indicateur dans la région d\'alger: comportement, gestion et surveillance - 99/138

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