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Chapitre III : Gestion et Surveillance
Néanmoins, un renversement de l’évolution de la biomasse est marqué à partir de la classe de taille
[20- 22cm [qui correspond à la biomasse maximale du stock des survivants. La taille critique du
stock sera celle du centre de cette classe, soit 21cm.
La biomasse diminue dans la gamme des grands individus, autrement dit celle des géniteurs.
Les variations de l’effort de pêche F montrent que les plus petites classes de taille sont les moins
pêchées. Avec des taux très faibles de mortalité par pêche, les juvéniles sont donc à l’abri de
l’exploitation. Cependant, il ne faut pas négliger la pression exercée sur les géniteurs.
L’effort de pêche augmente en fonction de la taille ; il atteint une valeur maximale qui correspond
aux individus les plus âgés. Les adultes représentés par les grandes classes de taille (stock
reproducteur) subissent donc une trop forte pression de pêche.
Pour préserver le stock des géniteurs, le modèle préconise de diminuer l’effort. Transférer l’effort
sur d’autres fonds et cibler surtout les individus dont la taille est comprise entre 13 et 20cm serait la
solution.
La connaissance du milieu de vie est donc primordiale pour toute exploitation des stocks.
L’utilisation du filet maillant à langouste (cf. chap. II A2, données Ichthys-Joamy) en raison de son
accessibilité aux divers types de fond et de son efficacité, devrait faire l’objet d’une réglementation
stricte (sélectivité, zones de prospection).
3.2. Analyse de production (Thompson et Bell, 1934)
Les valeurs des paramètres utilisés pour l’application de l’analyse de Thompson et Bell (1934)
fondée sur la longueur, sont regroupées dans le tableau III-7. La procédure de calcul du nombre de
survivants, de la production, de la biomasse et de la valeur de la production est consignée dans les
tableaux 2 et 3 (Annexe III).
Les résultats sont regroupés dans le tableau III-8 et illustrés par la figure III-11.
Le modèle utilisé fait apparaître la production maximale équilibrée (MSY=56704.10
3 kg), la
production économique maximale équilibrée (MSE), les efforts (F MSY et F MSE ) et l’évolution de la
biomasse (en gras dans le tab. III-8).
L’effort de pêche actuel (F actuel ) se situe à gauche et prés du F MSY qui correspond à la production
maximale équilibrée. Ainsi, le modèle préconise une légère augmentation de la pression de pêche,
l’exploitation de ce stock n’étant pas encore à son maximum. De même, il préconise de maintenir
l’effort à son niveau actuel, car il correspond au F MSE qui détermine la production maximale
économique équilibrée MSE.
Au vu de cette situation, il serait plus prudent de réduire l’effort de pêche, ce qui confirme les
résultats de la VPA. En effet pour un F de 0,4 la production est de 47761.10
3 kg, alors qu’elle est de
56580.10
3 kg pour un F de 0,8. Il n’y a donc aucun intérêt de doubler l’effort de pêche pour un gain
Chapitre III : Gestion et Surveillance
Néanmoins, un renversement de l’évolution de la biomasse est marqué à partir de la classe de taille
[20- 22cm [qui correspond à la biomasse maximale du stock des survivants. La taille critique du
stock sera celle du centre de cette classe, soit 21cm.
La biomasse diminue dans la gamme des grands individus, autrement dit celle des géniteurs.
Les variations de l’effort de pêche F montrent que les plus petites classes de taille sont les moins
pêchées. Avec des taux très faibles de mortalité par pêche, les juvéniles sont donc à l’abri de
l’exploitation. Cependant, il ne faut pas négliger la pression exercée sur les géniteurs.
L’effort de pêche augmente en fonction de la taille ; il atteint une valeur maximale qui correspond
aux individus les plus âgés. Les adultes représentés par les grandes classes de taille (stock
reproducteur) subissent donc une trop forte pression de pêche.
Pour préserver le stock des géniteurs, le modèle préconise de diminuer l’effort. Transférer l’effort
sur d’autres fonds et cibler surtout les individus dont la taille est comprise entre 13 et 20cm serait la
solution.
La connaissance du milieu de vie est donc primordiale pour toute exploitation des stocks.
L’utilisation du filet maillant à langouste (cf. chap. II A2, données Ichthys-Joamy) en raison de son
accessibilité aux divers types de fond et de son efficacité, devrait faire l’objet d’une réglementation
stricte (sélectivité, zones de prospection).
3.2. Analyse de production (Thompson et Bell, 1934)
Les valeurs des paramètres utilisés pour l’application de l’analyse de Thompson et Bell (1934)
fondée sur la longueur, sont regroupées dans le tableau III-7. La procédure de calcul du nombre de
survivants, de la production, de la biomasse et de la valeur de la production est consignée dans les
tableaux 2 et 3 (Annexe III).
Les résultats sont regroupés dans le tableau III-8 et illustrés par la figure III-11.
Le modèle utilisé fait apparaître la production maximale équilibrée (MSY=56704.10
3 kg), la
production économique maximale équilibrée (MSE), les efforts (F MSY et F MSE ) et l’évolution de la
biomasse (en gras dans le tab. III-8).
L’effort de pêche actuel (F actuel ) se situe à gauche et prés du F MSY qui correspond à la production
maximale équilibrée. Ainsi, le modèle préconise une légère augmentation de la pression de pêche,
l’exploitation de ce stock n’étant pas encore à son maximum. De même, il préconise de maintenir
l’effort à son niveau actuel, car il correspond au F MSE qui détermine la production maximale
économique équilibrée MSE.
Au vu de cette situation, il serait plus prudent de réduire l’effort de pêche, ce qui confirme les
résultats de la VPA. En effet pour un F de 0,4 la production est de 47761.10
3 kg, alors qu’elle est de
56580.10
3 kg pour un F de 0,8. Il n’y a donc aucun intérêt de doubler l’effort de pêche pour un gain
