Chapitre II : Zone d’Etude
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2.10. État actuel de la pollution dans la baie :
La pollution en baie de Bou-Ismaïl a depuis longtemps été de type domestique
car les eaux usées rejetées dans la baie provenaient principalement des agglomérations
et des villes côtières ainsi que des complexes touristiques (surtout en période estivale).
Cependant, avec le développement démographique et l’extension de l’urbanisation,
de l’agriculture et surtout de l’industrie, ces dernières décennies, la charge polluante a tant
augmenté en quantité qu’en qualité. Fuyant de la saturation de la capitale, Alger,
de nombreuses activités se sont donc installées dans la baie prisée pour son état, longtemps,
considéré vierge. De plus l’axe routier Alger-Tipaza (RN.11) a favorisé le développement
économique et même touristique puisque la baie est devenue un véritable pôle d’attraction.
L’intensification de l’agriculture, répondant aux besoins d’une densité de population
de plus en plus croissante, accentue la pollution chimique par les engrais, très utilisées dans
la région, en raison de son sol sableux à argilo-siliceux, dont 50 % sont directement lessivés
vers la mer selon la direction de l’agriculture.
Il faut signaler aussi que la baie a été sujette à de nombreux aménagements côtiers
qui causent de notables dégâts sur les herbiers et les communautés benthiques par
les remblayages incessants et l’apport de matériaux et produits artificiels. De plus,
très peu inventoriée, la pollution biologique, notamment, par Caulerpa racemosa n’est plus
à négliger puisque cette algue colonise de vastes espaces de l’étage infralittoral dans la baie.
Il ne faut, toutefois, pas oublier les principaux oueds qui se déversent dans la région
et qui sont eux aussi des vecteurs de pollution notamment pendant les périodes orageuses. Ils
charrient vers la mer les eaux de lessivage des terres agricoles, des eaux usées chargées
d'impuretés au contact de l'air (fumées industrielles), des résidus déposés sur les toits
et les chaussées des villes : huiles de vidange, carburants, résidus de pneus et métaux lourds.
À noter qu’à proximité de l’oued Nador s’implante une décharge sauvage à Khemisti.
(Houma, 2005).
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