Chapitre I
Généralité
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 Sources externes
Elles sont représentées par les apports terrestres provenant des voies fluviales et directes
d’une part, et les apports atmosphériques provenant des eaux de pluies d’autre part.
Leur rôle en milieu marin réside dans le fait qu’ils forment un substrat chimique primordial
pour le phytoplancton donc la richesse d’une eau marine en sels nutritifs reflète sa fertilité.
Ce sont en outre des traceurs chimiques non conservatifs, constituant un outil capital pour la
caractérisation et l’identification des masses d’eau, et la compréhension de certains
phénomènes océaniques : circulation des eaux, production primaire marine, cycles
biogéochimiques de certains éléments chimiques et autres, notamment, en Méditerranée
(Bethoux et al, 1998 in Inal et Bareche ; 2008).
I.4.7.2. Différentes formes de sels nutritifs
 L’azote
L’azote est présent sous de nombreuses formes d’eaux minérales (NO 3
-
, NO 2
- , N 2 O, N 2 ,
NH 4
+ ) et organiques. Les apports depuis des sources externes au sol sont principalement sous
forme de nitrates (NO3
-
), et d’ammonium ( NH 4
+
) dans les engrais et sous forme d’azote
organique dans les amendements organiques (Atteia, 2005).
I.4.7.2.1. L’ammonium ( NH 4
+ )
L’azote ammoniacal provient des excrétions animales et de la décomposition bactérienne
des composés organiques azotés ; il est utilisé par le phytoplancton comme source, et oxydé
par les bactéries nitrifiantes. Dans les eaux marines, L’azote ammoniacal se trouve à des
concentrations assez faibles, en effet, l’ NH 4
+
est une forme transitoire qui s’oxyde en milieu
oxygéné en nitrite, puis en nitrate. Lorsqu’on se rapproche des émissaires urbains, les
concentrations peuvent atteindre plusieurs certaines de micromoles par litre. L’ammonium
devient dans ces conditions un bon traceur de pollution urbaine (Aminot et Caussipied,
1983).
I.4.7.2.2. le nitrite ( NO 2
- )
Dans le cycle de l’azote, les nitrites, au même titre que l’ammonium, sont considérée
comme étant des ions en état transitoire, ce qui explique les faibles concentrations rencontrées
en milieu marin qui sont de l’ordre de zéro à quelque micromole par litres d’azote nitreux
(Aminot et Caussipied, 1983).
Ces concentrations connaissent des variations saisonnières, en hiver, elles varient entre 0.5
et 1 µmol/ l, puis suite au développement du phytoplancton, chutent en été et peuvent
atteindre des valeurs très faibles, moins de 0.01 µmol/ l (Aminot et Caussipied, 1983).
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