GENERALITE
14
I.3.4.1.3. Modification de la cible
C’est un mécanisme de résistance acquis très largement répandu chez les bactéries à Gram
positif, comme S. aureus, S. pneumoniae, certains S. viridans ou E. faecium, et que l’on
retrouve également chez certaines bactéries à Gram négatif, comme N. meningitidis, N.
gonorrhoeae ou H. influenzae. Ces résistances font suite à des mutations dans les gènes
chromosomiques qui codent pour les PLP normales ou à l’acquisition de gènes étrangers
codant pour des PLP ayant peu d’affinité pour les β-lactamines (Figure 5) (Cavallo et al,
2004).
Figure 5: Modification d’affinité de la cible (Archambaud, 2009).
I.3.4.2. Mécanismes enzymatiques par la production des béta-lactamases
Les béta-lactamases sont un groupe hétérogène d’enzymes d’origine bactérienne
capables d’inactiver les béta-lactamines par ouverture du cycle b-lactame, structure de base
commune à toutes les béta-lactamines. Elles constituent de loin le mécanisme le plus
répandu de résistance des bactéries aux béta-lactamines. (Cavallo et al., 2004). En effet,
depuis l’introduction dans les années 80 de bêta-lactamines très stables à l’inactivation
enzymatique (céphalosporines de 3ème génération ou C3G, aztréonam et carbapénèmes),
une émergence continuelle et universelle de nouveaux enzymes a pu être observée. Ces
enzymes sont le plus souvent plasmidiques ou transférables à des bacilles gram négatif
comme Klebsiella pneumoniae essentiellement, Pseudomonas aeruginosaet maintenant
aux Acinetobacter spp. Les gènes codant pour les β-lactamases ou ceux impliqués dans la
régulation de leur expression peuvent être impliqués dans ce mécanisme de résistance
enzymatique (Figure 6) (Barrial et Scotet, 2006).
14
I.3.4.1.3. Modification de la cible
C’est un mécanisme de résistance acquis très largement répandu chez les bactéries à Gram
positif, comme S. aureus, S. pneumoniae, certains S. viridans ou E. faecium, et que l’on
retrouve également chez certaines bactéries à Gram négatif, comme N. meningitidis, N.
gonorrhoeae ou H. influenzae. Ces résistances font suite à des mutations dans les gènes
chromosomiques qui codent pour les PLP normales ou à l’acquisition de gènes étrangers
codant pour des PLP ayant peu d’affinité pour les β-lactamines (Figure 5) (Cavallo et al,
2004).
Figure 5: Modification d’affinité de la cible (Archambaud, 2009).
I.3.4.2. Mécanismes enzymatiques par la production des béta-lactamases
Les béta-lactamases sont un groupe hétérogène d’enzymes d’origine bactérienne
capables d’inactiver les béta-lactamines par ouverture du cycle b-lactame, structure de base
commune à toutes les béta-lactamines. Elles constituent de loin le mécanisme le plus
répandu de résistance des bactéries aux béta-lactamines. (Cavallo et al., 2004). En effet,
depuis l’introduction dans les années 80 de bêta-lactamines très stables à l’inactivation
enzymatique (céphalosporines de 3ème génération ou C3G, aztréonam et carbapénèmes),
une émergence continuelle et universelle de nouveaux enzymes a pu être observée. Ces
enzymes sont le plus souvent plasmidiques ou transférables à des bacilles gram négatif
comme Klebsiella pneumoniae essentiellement, Pseudomonas aeruginosaet maintenant
aux Acinetobacter spp. Les gènes codant pour les β-lactamases ou ceux impliqués dans la
régulation de leur expression peuvent être impliqués dans ce mécanisme de résistance
enzymatique (Figure 6) (Barrial et Scotet, 2006).
