INTRODUCTION
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INTRODUCTION
L’histoire de la résistance aux antibiotiques devrait commencer à partir de la découverte de
ces molécules, l’année 1929, date de la découverte de la pénicilline ou l’année 1940, date ou l’on a
cru aux vertus thérapeutiques de la pénicilline, alors qu’Edward Abraham décrivait pour la
première fois l’inactivation de la pénicilline par une pénicillinase (Yvon, 2009).
Depuis quelques années, la présence de substances pharmaceutiques a été observée dans les
milieux aquatiques y compris dans l’eau potable. Les principales sources incriminées dans la
dissémination de ces composés dans l’environnement seront les stations d’épuration des eaux usées
(STEP).
Dans le contexte actuel, les niveaux de pollution des rejets augmentent d’une façon
inquiétante sur le plan quantitatif et qualitatif. Ces eaux résiduaires sont collectées et acheminées,
en général, vers les stations d’épuration urbaines pour les traiter avant leur rejet final dans
l’environnement. De nos jours, la réglementation définit des seuils de pollution des eaux, de flux de
pollution après épuration afin de prévenir toute contamination du milieu en aval du rejet. Plusieurs
travaux ont étudié l’efficacité du traitement dans l’élimination des résidus d’antibiotiques et des
bactéries résistantes dans les eaux traitées ainsi que leurs concentrations dans les boues activées.
En fonction de la sensibilité du milieu récepteur et de la concentration des substances
présentes dans l’effluent, un rejet ponctuel peut engendrer des impacts sur le milieu aquatique.
La connaissance d’une partie de la composition chimique des effluents, de l’écotoxicité des
substances pour l’écosystème aquatique et des caractéristiques du milieu récepteur dans lequel ces
effluents sont déversés permet de réaliser une évaluation des risques potentiels (HCSP, 2010)
Après un important rappel bibliographique nécessaire à la bonne compréhension de ce sujet,
l’objectif de ce mémoire a été la caractérisation des mécanismes de résistance aux céphalosporines
à large spectre chez des bactéries à Gram négatif isolées à partir des eaux usées et des eaux traitées
de la station d’épuration urbaine de Boumerdes.
Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche sur l’évaluation et la caractérisation
moléculaire de la résistance aux antibiotiques dans l’environnement aquatique. Il complète une
étude entamée en 2010 sur l’impact du traitement biologique sur l’émergence de
l’antibioresistance.
Pour réalisé ce travail nous avons adopté le plan suivant :
- Confirmation de la résistance à l’imipénème et à la céfoxitine.
- Identification des bactéries résistantes.
- Evaluation de la résistance des souches aux antibiotiques par antibiogramme.
- Détection de la production de Béta-lactamases à spectre élargi.
-Détection de la production de céphalosporinases inductibles
- Recherche du gène bla CTX-M par PCR.
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INTRODUCTION
L’histoire de la résistance aux antibiotiques devrait commencer à partir de la découverte de
ces molécules, l’année 1929, date de la découverte de la pénicilline ou l’année 1940, date ou l’on a
cru aux vertus thérapeutiques de la pénicilline, alors qu’Edward Abraham décrivait pour la
première fois l’inactivation de la pénicilline par une pénicillinase (Yvon, 2009).
Depuis quelques années, la présence de substances pharmaceutiques a été observée dans les
milieux aquatiques y compris dans l’eau potable. Les principales sources incriminées dans la
dissémination de ces composés dans l’environnement seront les stations d’épuration des eaux usées
(STEP).
Dans le contexte actuel, les niveaux de pollution des rejets augmentent d’une façon
inquiétante sur le plan quantitatif et qualitatif. Ces eaux résiduaires sont collectées et acheminées,
en général, vers les stations d’épuration urbaines pour les traiter avant leur rejet final dans
l’environnement. De nos jours, la réglementation définit des seuils de pollution des eaux, de flux de
pollution après épuration afin de prévenir toute contamination du milieu en aval du rejet. Plusieurs
travaux ont étudié l’efficacité du traitement dans l’élimination des résidus d’antibiotiques et des
bactéries résistantes dans les eaux traitées ainsi que leurs concentrations dans les boues activées.
En fonction de la sensibilité du milieu récepteur et de la concentration des substances
présentes dans l’effluent, un rejet ponctuel peut engendrer des impacts sur le milieu aquatique.
La connaissance d’une partie de la composition chimique des effluents, de l’écotoxicité des
substances pour l’écosystème aquatique et des caractéristiques du milieu récepteur dans lequel ces
effluents sont déversés permet de réaliser une évaluation des risques potentiels (HCSP, 2010)
Après un important rappel bibliographique nécessaire à la bonne compréhension de ce sujet,
l’objectif de ce mémoire a été la caractérisation des mécanismes de résistance aux céphalosporines
à large spectre chez des bactéries à Gram négatif isolées à partir des eaux usées et des eaux traitées
de la station d’épuration urbaine de Boumerdes.
Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche sur l’évaluation et la caractérisation
moléculaire de la résistance aux antibiotiques dans l’environnement aquatique. Il complète une
étude entamée en 2010 sur l’impact du traitement biologique sur l’émergence de
l’antibioresistance.
Pour réalisé ce travail nous avons adopté le plan suivant :
- Confirmation de la résistance à l’imipénème et à la céfoxitine.
- Identification des bactéries résistantes.
- Evaluation de la résistance des souches aux antibiotiques par antibiogramme.
- Détection de la production de Béta-lactamases à spectre élargi.
-Détection de la production de céphalosporinases inductibles
- Recherche du gène bla CTX-M par PCR.
