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des pollutions de différentes origines du fait de sa vocation portuaire, urbaine, industrielle et
touristique. Une seule station est prise en compte :
La station Tamentfoust (La Pérouse) (Pr) (36° 48.293’ N / 03° 13.907’ E) est située au
niveau de la plage de Tamentfoust, à proximité du port de pêche et de plaisance du même
nom. Elle est directement soumise aux rejets des eaux usées des riverains et à l’affluence des
baigneurs durant la période estivale. L’herbier est très dégradé, et seules quelques touffes de
Posidonia oceanica subsistent entre 2 et 3 m de profondeur. Notons une très forte turbidité de
l’eau, la présence de taches de matte morte et de l’algue Caulerpa racemosa var. cylindracea
ainsi que des annélides (tubes calcaires) et d’anémones sont également observés sur le site.
3.1.3. Baie de Zemmouri
La baie de Zemmouri est située à 25 km à l’Est d’Alger, elle est limitée par Cap Djenet à l’Est
et Tamentfoust à l’Ouest. Cette zone est soumise au transfert de polluants par le jeu des
courants à dominance Est et Nord-Est à partir de la baie d’Alger (PAC, 2005). Elle est
également soumise aux pollutions liées à l’explosion démographique, l’urbanisation
anarchique, en particulier au niveau de son littoral, ainsi qu’aux activités industrielles (zone
industrielle importante de Rouiba-Réghaia) et touristiques. Deux stations sont prises en
compte :
La station El Marsa (Jean Bart) (JB) (36° 48,789’ N / 03° 15,433’ E) est exposée aux
rejets d’eaux usées directement dans la mer sans aucun traitement. L’herbier se développe sur
roche, en touffes, formant un semi-herbier. La présence de Caulerpa racemosa var.
cylindracea, de poissons et holothuries est relevée.
La station Ile Aguelli (AG) (36° 47.527’ N / 03° 21.252’ E) est située à 900 m de la côte face
à l’embouchure du lac Réghaia, classée réserve naturelle protégée (PAC, 2005). Le site est
menacé par la pollution urbaine (rejets d’eaux usées non traitées), industrielle (polluants
chimiques hautement toxiques), agricole et l’extraction illégale du sable de plage (PAC,
2005). L’herbier s’implante sur roche recouverte par du sable grossier, entrecoupé de chenaux
de sable grossier marqué par des ripple-marks, témoignant du fort hydrodynamisme qui
caractérise la région.
Une riche flore et faune est observée : girelles, Badèches, mérous, sardines, Castagnoles
noires, algues vertes et rouges associées à l’herbier, ainsi que des oursins et gorgones.
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Evaluation du statut écologique des eaux côtieres Algéroises - 19/73

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