9
3. Matériel et méthodes
3.1. Descriptions des stations étudiées
Treize stations réparties le long du littoral algérois et représentatives des différentes sources
de pressions anthropiques sont étudiées (Figures 4.1 ; 4.2 ; 4.3). Ces stations sont choisies
suite à leur prise en compte lors du plan d’aménagement côtier (PAC, 2005) et du fait qu’elles
ont aussi fait l’objet d’un travail préalable (SENGOUGA et MISRAOUI, 2011). Elles sont
localisées de façon précise grâce à un positionnement satellite GPS et les coordonnées sont
exprimées en degrés décimaux sous le système de référence géographique WGS 84. La
description des herbiers à Posidonia oceanica est effectuée in situ, en plongée autonome. Elle
permet de préciser la morphologie générale des herbiers, particulièrement la présence de
structures érosives (tombants de matte, intermattes, chenaux…), la nature du substrat (sable
grossier, sable fin, sable vaseux, matte morte, roche…) et la présence de ripple-marks.
3.1.1. Baie de Bou Ismail
La baie de Bou Ismail, considérée comme l’une des plus importantes de la côte algérienne, est
située à l’Ouest d’Alger. Elle est délimitée par le Cap du mont Chenoua à l’Ouest et le Cap
Acrata à l’Est. Elle est soumise à diverses formes de pollutions causées par le développement
urbain, économique, agricole et touristique qu’a connu la région ces dernières années. Dix
stations situées dans la baie de Bou Ismail et soumises à différentes sources de pressions
anthropiques, sont choisies :
La station Cap El Hamouche (CH) (36° 38.533’ N / 02° 23.508’ E) se situe au pied du mont
Chenoua. C’est une zone menacée par les eaux usées d’une agriculture intensive pratiquée sur
la frange littorale, l’urbanisation anarchique, l’évacuation des rejets en mer, l’extraction de
sable des plages et la pêche sur les herbiers (PAC, 2005). L’herbier est implanté sur des
roches métriques subhorizontales et les rhizomes, majoritairement orthotropes, présentent un
fort déchaussement.
La station de Kouâli (AK) (36° 35.677’ N / 02° 29.707’ E) se situe à Tipasa, à l’Est du
Complexe touristique (CET). La zone se caractérise par une faible pression anthropique, seule
une fréquentation durant la saison estivale est enregistrée. L’herbier se développe sur du
substrat dur et s’étend de 0.3 à 20m de profondeur, il est l’un des plus productifs de
Précédent

Evaluation du statut écologique des eaux côtieres Algéroises - 16/73

Suivant