Chapitre IV
Discussions et conclusions
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La base des axes est légèrement gonflée juste au-dessus du stolon.
La largeur totale de la fronde varie de 3 à 10 mm. Les ramules, jusqu’à 7 mm de longueur et 3
mm de diamètre, varient de sphériques plus ou moins comprimés latéralement à cylindriques
en forme de massue. Ils se disposent sur deux rangs opposés (disposition distique) lorsque
l'éclairement est réduit (biotopes ombragés et en profondeur) ou de façon radiale, tout autour
de l'axe, lorsque l'éclairement est important (près de la surface) ; le même axe peut présenter
ces 2 dispositions.
Cette algue a plusieurs modes de multiplication :
Multiplication végétative : par fragmentation et bouturage ou par dissémination de ramules
transformés en propagules qui peuvent se détacher facilement de l’axe et régénérer un thalle*
complet.
Reproduction sexuée : l’espèce est monoïque, le même thalle porte des gamètes* mâles et
femelles distincts. Elle est aussi holocarpique, c’est-à-dire que la totalité du cytoplasme des
cellules forme des gamètes qui sont libérés simultanément, entraînant la mort de l’individu
souche dans les heures qui suivent. L’émission des gamètes est précédée par l’apparition de
petites papilles et la transformation du cytoplasme en un réseau vert clair à marron orangé. Le
nuage vert de gamètes est émis peu de temps avant l’aube pendant l’été.
Caulerpa racemosa présente des particularités qui la rendent très compétitive vis-à-vis des
peuplements indigènes. En effet, l'extrême rapidité de son expansion est attribuée à la
diversité et à l'efficacité de ses modes de reproduction, ainsi qu'à la synthèse de métabolites
secondaires toxiques qui contribuent non seulement à la protéger des herbivores mais aussi à
diminuer la compétition par des interactions chimiques vis-à-vis des autres espèces de
macroalgues, ce qui par conséquent lui assure la maîtrise du substrat (R. RANIELLO et al.,
2007).
Cependant le relevé phytosociologique du mode battu, est caractérisé par la prédominance de
Corallina elongata et Chondracanthus acicularis (Gigartina acicularis) deux espèces
indicatrices de perturbation du milieu,le faible recouvrement de Cystoseira stricta vient
renforcer cette hypothèse.
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