Chapitre IV
Discussions et conclusions
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Les régions tempérées réunissent généralement un mélange d'espèces d'eaux
chaudes et d'espèces d'eaux froides, dans des proportions variables en fonction
des températures locales; c'est le cas de la Méditerranée, considérée par
FELDMANN (1938) comme une mer tempérée pendant l'hiver, et comme une mer
sub-tropicale pendant l'été , ce qui vient conforter la valeur de R/P trouvé au niveau de notre
site d’étude.
L’affinité biogéographique de la flore algérienne se traduit comme étant de caractère
relativement froid. Ceci est confirmé par l’élément atlantico-boréal qui reste le mieux
représenté, les biocénoses de la roche sciaphile en mode battu constitue un refuge pour la
flore de l’Atlantique boréal à affinité froide et qui a pénétré en Méditerranée par le Détroit de
Gibraltar. Suivis de près par les éléments pantropicales se qui vient conforter la dominance du
groupe écologique d’espèces photophiles infralittorales thermophiles à savoir à affinité
chaude se qui nous signale une hétérogénéité d’espèces au niveau de notre site d’étude.
Notons qu’on a signalé au cours de cette étude aussi l’introduction d’espèce invasive
d’origine indopacifique qui a affectionne tout particulièrement les eaux chaudes. Ce qui nous
conduit à la conclusion que la Méditerranée va vers une homogénéité d’espèces euryhaline,
eurytherme à affinité chaude par cause du réchauffement climatique qui est en perpétuel
progression.
Afin d’analyser la Bioécologie des macroalgues au niveau de la zone d’étude
Station 1 :
L’analyse a révélé une diversité remarquable au sein du peuplement en mode battu renvoyant
à un certain degré de salubrité du milieu, dû au brassage et au renouvellement des eaux, la
signalisation pour la première fois des trottoirs à Vermets, et la dominance d’un faciès à
Cystoseira stricta, considérés comme espèces indicatrices d’eaux pures, confortent ce constat.
Concernant la biologie du faciès de Cystoseira stricta : La cystoseira stricta est une algue
érigée de couleur brune dont les thalles peuvent atteindre 40 cm de hauteur.
Cette espèce est fixée au substrat par une base encroûtante étendue, d’où partent plusieurs
axes dressés (thalle cespiteux). Ces axes sont cylindriques à sommet épineux à peine saillant
et mesurent de 2 à 15 cm de hauteur. Ils produisent des rameaux primaires caducs,
cylindriques et souvent sinueux, pouvant atteindre 30 cm de longueur qui portent des rameaux
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Bioécologie des macroalgues au niveau de Sidi Fredj (w. Alger) - 58/93

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