Chapitre II
Matériel et méthodes
17
5.2. Diagramme Rang-Fréquence
REBZANI (2003) : « Pour compléter l’information, de la diversité qui est une valeur
numérique, une représentation graphique à partir des fréquences relatives et des rangs des
différentes espèces, est utilisée. Il s’agit des Diagrammes Rangs Fréquences (DRF) »
Le diagramme rang-fréquence (DRF) permet de visualiser par ordre décroissant, la
distribution de fréquence ou abondance relative des différentes espèces ou taxons, en fonction
de leur rang. L’allure des DRF varie essentiellement en fonction de la diversité spécifique en
donnant le maximum d’information synthétique du peuplement, de son organisation et de son
état de maturité. Les DRF ont été réalisés à partir de l’ensemble des données afin de situer
l’état d’évolution des peuplements dans le temps et dans l’espace.
FRONTIER et PICHOD-VIALE (1995) signale que les deux composantes fondamentales de
la diversité (qui sont, le nombre d’espèces et la régularité du partage des individus entre les
espèces), sont directement lisibles sur le graphique. Les courbes sont obtenues en portant en
abscisse le rang i des espèces classées par ordre d’abondance décroissante et en ordonnée les
fréquences relatives respectives, en métrique log-log. L’importance de ces diagrammes réside
dans le fait qu’ils apportent une information supplémentaire ; l’état de maturité du peuplement
est plus facile à apprécier à partir de l’allure d’une courbe que par un simple indice numérique
qui dépend du nombre d’espèces.
L’évolution spatiale et temporelle de la structure d’un peuplement, analysée à travers
l’évolution de l’indice de diversité et à partir des DRF, donne une représentation globale, à
allure variée et synthétique du peuplement, elle est plus complète qu’une simple valeur
numérique de l’indice de diversité quoique non indépendante de ce paramètre (FRONTIER
S., 1976 ; FRONTIER S. et PICHOD-VIALE D., 1995).
Lors de l’évolution naturelle d’un écosystème, FRONTIER (1976) reconnaît trois stades
principaux dans la succession écologique avec un stade intermédiaire entre les deux premiers.
Stade 1 (début de succession) : à ce stade, la courbe montre une allure concave vers le haut
dans sa partie gauche, indiquant la prédominance d’un très petit nombre d’espèces ; puis, elle
subit un point d’inflexion et devient convexe dans sa partie droite. Elle chute rapidement pour
les espèces rares (allure en S de la courbe). La diversité est faible. Ce type de courbe
s’observe dans des conditions d’enrichissement en éléments biogènes, d’exploitation ou de
Matériel et méthodes
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5.2. Diagramme Rang-Fréquence
REBZANI (2003) : « Pour compléter l’information, de la diversité qui est une valeur
numérique, une représentation graphique à partir des fréquences relatives et des rangs des
différentes espèces, est utilisée. Il s’agit des Diagrammes Rangs Fréquences (DRF) »
Le diagramme rang-fréquence (DRF) permet de visualiser par ordre décroissant, la
distribution de fréquence ou abondance relative des différentes espèces ou taxons, en fonction
de leur rang. L’allure des DRF varie essentiellement en fonction de la diversité spécifique en
donnant le maximum d’information synthétique du peuplement, de son organisation et de son
état de maturité. Les DRF ont été réalisés à partir de l’ensemble des données afin de situer
l’état d’évolution des peuplements dans le temps et dans l’espace.
FRONTIER et PICHOD-VIALE (1995) signale que les deux composantes fondamentales de
la diversité (qui sont, le nombre d’espèces et la régularité du partage des individus entre les
espèces), sont directement lisibles sur le graphique. Les courbes sont obtenues en portant en
abscisse le rang i des espèces classées par ordre d’abondance décroissante et en ordonnée les
fréquences relatives respectives, en métrique log-log. L’importance de ces diagrammes réside
dans le fait qu’ils apportent une information supplémentaire ; l’état de maturité du peuplement
est plus facile à apprécier à partir de l’allure d’une courbe que par un simple indice numérique
qui dépend du nombre d’espèces.
L’évolution spatiale et temporelle de la structure d’un peuplement, analysée à travers
l’évolution de l’indice de diversité et à partir des DRF, donne une représentation globale, à
allure variée et synthétique du peuplement, elle est plus complète qu’une simple valeur
numérique de l’indice de diversité quoique non indépendante de ce paramètre (FRONTIER
S., 1976 ; FRONTIER S. et PICHOD-VIALE D., 1995).
Lors de l’évolution naturelle d’un écosystème, FRONTIER (1976) reconnaît trois stades
principaux dans la succession écologique avec un stade intermédiaire entre les deux premiers.
Stade 1 (début de succession) : à ce stade, la courbe montre une allure concave vers le haut
dans sa partie gauche, indiquant la prédominance d’un très petit nombre d’espèces ; puis, elle
subit un point d’inflexion et devient convexe dans sa partie droite. Elle chute rapidement pour
les espèces rares (allure en S de la courbe). La diversité est faible. Ce type de courbe
s’observe dans des conditions d’enrichissement en éléments biogènes, d’exploitation ou de
