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sont faibles. En revanche, les réservoirs sont immenses, des quantités énormes de carbone
sont de ce fait déplacées sur de longues périodes de temps.
L'altération chimique des roches continentales convertit le CO 2 dissous dans les eaux
météoriques (eaux de pluies et des sols) en ions carbonates qui sont transportés dans les
océans par les eaux de ruissellement. Il est intéressant de noter que le flux de carbone
transporté par les rivières vers l’océan est de l’ordre de 0.8 Gt C par an, (IPCC, 2001b).
Par ailleurs, les organismes marins combinent les ions bicarbonates aux ions calcium
présents dans l’océan pour secréter leur squelette ou leur coquille de CaCO 3 . Une partie des
carbonates de calcium se dissout dans la colonne d'eau et sur les fonds océaniques, l'autre
partie s'accumule sur les planchers océaniques et est éventuellement enfouie pour former des
roches sédimentaires carbonatées. Ces dernières sont ramenées à la surface après plusieurs
dizaines de millions d'années par les mouvements tectoniques. Une partie du carbone des
roches carbonatées est recyclée dans les magmas de subduction et retournée à l'atmosphère
sous forme de CO 2 émis par les volcans.
D’autre part, les matières organiques enfouies dans les sédiments et les roches
sédimentaires sont transformées en combustibles fossiles. Grâce à des phénomènes
tectoniques, ces combustibles remontent en surface où ils sont oxydés par l’air ou par les eaux
souterraines oxygénées qui libèrent le CO 2 dans l’air ou les rivières.
Le processus de base du recyclage du carbone à court terme est le couple
photosynthèse/respiration, c'est-à-dire la conversion du C inorg du CO 2 en C org par la
photosynthèse, et subséquemment l'inverse, la conversion du C org de la matière organique en
C inorg par la respiration et la fermentation (en absence d’O 2 ).
Il est intéressant de signaler que la totalité du carbone organique produite lors de la
photosynthèse des plantes terrestres ou de la biomasse phytoplanctonique marine est appelée
GPP (ou Gross Primary Production). La NPP (ou Net Primary Production) quant à elle,
représente la quantité de carbone restante après la respiration.
Dans les océans (figure 3), la GPP du phytoplancton est estimée à 103 PgC / an, (IPCC,
2001b). La NPP quant à elle est estimée à 45 PgC/an (IPCC, 2001b). Environ 14 à 30 % de
cette production a lieu dans les régions côtières. Le phytoplancton est consommé par le
zooplancton, du carbone organique est redissous lors de la respiration (respiration
hétérotrophe).
Les flux de POC (Particulate Organic Carbon) et de DOC (Dissolved Organic Carbon)
exportés hors de la couche de mélange océanique sont de l’ordre de 10 à 20 Pg C /an
(FALKOWSKI et al, 1998 in IPCC, 2001b). Une fraction infime (0.1 PgC) de cette production dite
exportées arrive au fond et est enfouie dans les sédiments (GATTUSO et al, 1998 in IPCC,
2001b ). (MILLIMAN, 1993 in IPCC, 2001b) a estimé que sur le flux de carbonate de calcium
produit par l'activité biologique et exporté vers l'océan profond, seulement la moitié va être
enfouie dans les sédiments, l'autre étant redissoute en dessous de la lysocline.
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