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1.1. Gaz à effet de serre et réchauffement climatique:
Tous les moyens d’observation aujourd’hui disponibles (stations du réseau
météorologique mondial, données océanographiques, ballons sonde, images satellitaires,…)
nous donne une image d’ensemble d’une planète qui se réchauffe.
L’étude de l’évolution des températures dans l’hémisphère nord pour le dernier
millénaire montre qu’après une légère baisse continue des températures entre le XI
e et le XIX
e ,
le taux d’augmentation et la durée de réchauffement au XX
e siècle n’ont connu aucun précèdent
durant tout le millénaire,(IPCC, 2001a).
Au cours de ce dernier siècle toutes les températures au niveau du sol ont augmenté de
0.6 ±0.2C. La décennie 1990-1999 a été considérée comme la plus chaude du millénaire avec
en point d’orgue l’année 1998 qui a enregistré les températures les plus élevées depuis qu’il
existe des mesures instrumentales,(IPCC, 2001a).
1.1.1- Effet de serre naturel et effet de serre anthropique :
L’atmosphère terrestre est constituée essentiellement d’azote (78%) et d’oxygène (21%)
et d’un grand nombre de gaz en beaucoup plus faible quantité comme la vapeur d’eau (H 2 O), le
dioxyde de carbone (CO 2 ), le méthane (CH 4 ), le protoxyde d’azote (N 2 O) ou l’ozone (O 3 ).
De par leur faculté à absorber une partie du rayonnement infra rouge produit par le sol
terrestre qui est réchauffé par le soleil, certains gaz présents dans l’atmosphère, et bien que
très minoritaires, jouent un rôle capital dans la régulation des températures à la surface du
globe. Ce phénomène, dit ‘‘effet de serre naturel’’, maintient la température moyenne de
surface de la terre aux environs de 15C alors qu’elle serait d’environ -18C en l’absence de
l’atmosphère terrestre.
La vapeur d’eau est le plus important des gaz à effet de serre, à la fois par sa
concentration (environ 0.3% de la masse de l’atmosphère) et par son rôle climatique. On
estime qu’elle est responsable d’un effet de serre naturel de + 20 C. C’est cependant un gaz
qui est rarement pris en considération en tant que gaz à effet de serre car les perturbations
anthropiques sur sa concentration sont très faibles.
Les concentrations de nombreux gaz à effet de serre ont augmenté sous l’effet direct ou
indirect des activités humaines par l’utilisation des combustibles fossiles comme le charbon, le
pétrole et le gaz naturel. Le CO 2 est le gaz qui contribue le plus à l’intensification de l’effet de
serre. En effet 55% de l’effet de serre additionnel sur les années 1980 à 1990 lui sont
attribués,(IPCC, 1990).
1.1.2 - Evolution des teneurs de CO 2 dans l’atmosphère :
L’évolution des concentrations du CO 2 dans l’atmosphère est connue sur de longues
périodes de l’ordre de quelques milliers d’années grâce à l’analyse des bulles d’air piégées
dans la glace du Groenland et de l’Antarctique. Des études menées sur le site de Vostoc en
Russie ont montré des variations importantes de CO 2 et de CH 4 en corrélation très nette avec la
température au cours des 160 000 dernières années. Il est intéressant de noter que les basses
C
CH HA AP PI IT TR RE E1 1. . G
GE EN NE ER RA AL LI IT TE ES S
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