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Introduction
Source de vie, source de défi, la mer a façonné l’histoire de l’humanité. Tout a commencé
avec l’arche de Noé, l’homme est tous les êtres vivants ont trouvé refuge dans cet espace qui
leur faisait peur. A partir de ce moment, la navigation a vu le jour puis elle a évolué lentement
jusqu’au XVIII
ème siècle où elle a connu une expansion fulgurante.
L’industrialisation et l’invention de la machine à vapeur ont marqué un nouveau tournant
dans nôtre histoire, l’aspect des côtes change rapidement attirant ainsi de plus en plus de
populations qui ont tendance à s’y entasser. L’Algérie est une parfaite illustration de ce fléau ;
avec près de deux tiers de la population installés sur le littoral .En s’implantant sur les rivages
marins, les hommes sont devenus des agents importants de leur évolution, par des
interventions dont les effets induits n’ont pas été estimés à leur juste valeur.
Les activités liées directement à la mer ont une place prépondérante, cependant, elles sont
tributaires de la santé et de la productivité du milieu marin. L’homme en investissant de plus
en plus dans le milieu marin contribue à son déséquilibre. Les ressources vivantes et la
biodiversité sont menacées par les pressions anthropiques en termes d’aménagement du
littoral, de la pollution et de l’exploitation (Kassar, 2011), c’est pour cela, qu’il ne faut pas
perdre de vu l’importance d’orienter plus les opinions vers une optique de sensibilisation et de
prévention
La navigation est l’activité la plus importante sur la zone littorale. Les navires
commerciaux, de pêche et de plaisance permettent de faire la jonction entre la mer et le
continent. Les infrastructures portuaires occupent, à cet effet, un rôle économique
incontournable. Leur construction, souvent établie dans des zones peu profondes, nécessitent
des dragages périodiques pour leur entretien afin de faciliter les manœuvres des navires. Les
produits de dragages qui peuvent s’élever à plusieurs milliers de tonnes pour un seul port, sont
soit immergés soit déposés sur le continent (Alzieu et al., 1999).
Malgré l’éveil environnemental des années 80 traduit essentiellement par l’élaboration des
textes réglementant les aspects de la pollution marine, l’Algérie ne possède pas de statistiques
des quantités à excaver annuellement car les dragages ne suivent pas un planning établit
(Belkessa, 2005). La qualité de l’eau de mer et des sédiments est influencée principalement
par le déversement d’eaux usées non traitées directement dans les bassins des ports. Des
études antérieures montrent mêmes la présence d’éléments métalliques et pétroliers.
D’autre part, l’ensablement et l’envasement des ports algériens ont réduit
considérablement leurs profondeurs, réduisant ainsi les capacités d’accueil (Belkessa, 2005).
Dans la majorité des cas, cela est dû à la proximité des cours d’eau.
Le choix d’étude porté sur la ville coquette de Sidi Fredj n’est pas impromptu, abritant le
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er port de plaisance en Algérie, elle reçoit une importante pression anthropique depuis son
inauguration en 1971 jusqu’à aujourd’hui, le nombre de bateaux qui y sont amarrés dépasse
largement sa capacité initiale (plus de 600 bateaux au lieu de 400).
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