Conclusion
CHEIKH Ouiza
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Conclusion
Le littoral algérien est riche et diversifié. Sa façade maritime alterne rivages rocheux, plages
sablonneuses et zones humides. Toutefois, il est caractérisé par une concentration de la
population et des activités. Le flux touristique, l'expansion incontrôlée des zones urbaines au
détriment des terres agricoles et l'extraction du sable des dunes et des plages pour les besoins
de construction dégradent de manière inquiétante les milieux fragiles et engendrent des
conflits et des arbitrages douloureux. Le rôle des industries pétrolières dans l'essor de
l'économie nationale est incontournable, cependant, elles se sont accaparées les meilleurs sites
littoraux et se sont développées au détriment des autres usages liés à la mer. Elles comportent,
en outre, des risques réels pour les agglomérations limitrophes et le milieu marin.
Depuis une dizaine d’années, l’Algérie mène une « politique volontariste » de protection et de
valorisation du littoral, ceci se traduit entre autres par la promulgation de la loi « littoral » et
l’élaboration des programmes et plans d’Aménagements côtiers.
L’enquête réalisée durant ce master a permis de constater que ces dispositions juridiques
présentent des déficiences, les textes réglementaires ne traitent pas de toutes les questions
relatives à la conservation de la zone côtière, un enrichissement et une meilleure adaptation
au concept « gestion intégrée des zones côtières » sont à l’heure actuelle indispensables, cela
ne dépend que de la volonté politique au plus haut niveau.
Il faut aussi noter l'absence d'évaluation de l'état de l'environnement par les organismes
compétents. Hormis quelques études menées par les universitaires, le dispositif de suivi et
d’évaluation n’assure pas une surveillance permanente du milieu marin et de ses ressources ni
de contrôle et d'alerte de la pollution atmosphérique.
La gestion intégrée du littoral suppose une étroite coordination entre les divers intervenants,
en Algérie, la gestion du littoral est non seulement sectorielle mais au sein de chaque secteur
existent aussi des dysfonctionnements.
Si les différents acteurs disposent d'importantes compétences en matière de protection du
littoral et lutte contre la pollution, ces compétences ne sont pas coordonnées ni exploitées et
l’inconscience demeure, à nôtre jour, l’un des obstacles premiers face à l’évolution de l’état
du milieu dans un cadre de préservation et de durabilité.
Il est tout de même à signaler, qu’un tel concept est extrêmement complexe, faisant intervenir
absolument tous les secteurs d’activité (industrie, agriculture, tourisme, pêche etc.) et tous les
acteurs qu’y travaillent (du directeur général au transporteur de marchandises). Il en va donc
de la réussite de cette gestion, d’instaurer un organisme de plein pouvoir comme le Haut
Conseil à la Mer, qui aurait pour rôles essentiels l’arbitrage des conflits et l’organisation des
concertations. La réalisation de telles taches, sollicite des moyens humains et matériels
considérables, les systèmes d’information géographique, entre autres, apportent un support
indéniable à l’accomplissement de cette tache. L’Algérie devrait cultiver et généraliser son
utilisation pour venir à bout de la problématique de la gestion intégrée et de la sauvegarde des
zones côtières.
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