Chapitre I
Généralités
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1-3 Les aires marines protégées en Algérie
La situation géographique des côtes algériennes à l’échelle de la Méditerranée et leur
diversité climatique, font qu’elles comprennent de nombreux sites d’intérêt stratégique, au
point de vue écologique : espèces-clés des paysages sous-marins, espèces remarquables,
espèces rares, espèces symboles, communautés remarquables, paysages remarquables,
typologie des paysages sous-marins remarquables, tracé des « fly-ways » Europe-Afrique
(Chalabi et al., 2002).
De nos jours et selon les constats faits par des chercheurs, « la biodiversité marine en
Algérie est menacée et il y a urgence à la préserver » (Grimes, 2013).
La conservation in situ à travers la mise en réserve (ASP et ASPIM) des espaces biostratégiques et d’intérêt écologique majeur pour la diversité méditerranéenne est une des
recommandations prioritaires du rapport national sur l’état et l’avenir de l’environnement
en Algérie (RNE) établi par le Ministère de l’Aménagement du Territoire, de
l’Environnement et de la Ville (MATEV, en 2000) (Grimes, 2003).
La conservation ex situ à travers les collections de références des espèces marines et
côtières d’Algérie est tout aussi importante. Elle représente une source de conservation, de
connaissance et de comparaison de premier choix. C’est aussi, une base de référence et un
repère indiscutable pour le suivi de l’évolution de la diversité spécifique et l’évaluation de
l’ampleur du phénomène d’érosion de la biodiversité (Grimes, 2003).
Pour cela, un plan d’action national pour la mise en place des aires marines et côtières
protégées en Algérie qui a été élaboré en 2002 et qui avait ciblé 12 AMP le long de la côte
algérienne avec des objectifs à court, moyen et long terme, notamment à l’horizon 2015.
Alors, qu’aujourd’hui l’Algérie ne compte qu’une seule et unique aire marine protégée
légalement, en l’occurrence la réserve naturelle marine protégée des iles Habibas (classée
par le décret n° 03-147 du 28 mars 2003) (Grimes, 2013).
Au cours de ces dernières années les pouvoirs publics en charge de la préservation des
aires marines sensibles ont initié un processus de mise en place de plusieurs aires marines
protégées (Baie de Chenoua, Anse de Kouali, Iles Rachgoun,…) en plus des AMP en cours
de préparation, notamment l’extension de la zone de protection terrestre des parcs
nationaux d’El Kala (wilaya d’El Tarf), de Taza (wilaya de Jijel) et de Gouraya (wilaya de
Béjaîa) à la zone marine de ces parcs nationaux (Alexandre, 2011).
Le tableau ci-dessous présente les principaux travaux réalisés pour les aires marines
protégées et les aires marines et côtières protégées en Algérie.
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