Annexe : I-2
A-I-2
Toxicité aiguë
Chez l’homme, le système digestif est le premier touché lors d’une intoxication au cadmium.
Les symptômes observés sont une gastro-entérite, des vomissements, des diarrhées et des
myalgies. L’effet émétique du cadmium explique la faible mortalité par cette voie.
Par inhalation, l’intoxication aiguë sévère conduit à une pneumonie chimique, laquelle
entraine un décès dans 15-20 % des cas. Les effets observés pendant cette période sont une
irritation pulmonaire sévère, accompagnée de dyspnée, cyanose et toux. Les études chez
l’animal permettent de classer les formes chimiques du cadmium par ordre croissant de
toxicité : CdS, Cd poudre, CdO, CdS04 et CdCl2.
Toxicité chronique
- Effets systémiques
Chez l’homme, le rein est la principale cible. L’exposition chronique au cadmium entraîne
une néphropathie irréversible, pouvant conduire à une insuffisance rénale. L’atteinte
fonctionnelle tubulaire rénale apparaît lorsque la concentration en cadmium dans le cortex
rénal atteint environ 200 μg.g-1 de tissu rénal, la capacité de synthèse de la métallothionéine
étant dépassée.
Des troubles respiratoires sont rapportés pour des expositions cumulées par inhalation. Ils sont
liés aux effets irritants des particules de cadmium. Les atteintes pulmonaires sont des rhinites,
bronchites, et emphysèmes. L’altération pulmonaire peut apparaître jusqu’à 20 ans après
l’exposition.
Des atteintes du squelette liées à une interférence avec le métabolisme du calcium sont
observées lors des expositions aux doses les plus élevées (maladie de « itaï-itaï »). Cependant,
la toxicité osseuse est établie également lors d’exposition n’induisant pas de lésions rénales.
Les études chez l’animal confirment les observations chez l’homme. Les effets toxiques du
cadmium administré par voie orale au niveau des reins sont observés à des concentrations
inférieures à celles induisant des effets pulmonaires en raison d’une plus faible capacité de
liaison du cadmium aux métallothionéines rénales.
- Effets cancérigènes
Chez l’homme, plusieurs études de cohorte ou des études cas-témoin ont été menées afin de
déterminer le risque de cancers lié à une exposition au cadmium en milieu professionnel. La
plupart rapportent des cancers pulmonaires et de la prostate. Sur la base de ces résultats, l’UE
classe le cadmium et ses dérivés dans la catégorie 2 (2004), l’IARC classe le cadmium dans le
groupe 1 (1993), et l’US EPA classe le cadmium en catégorie B1 (1987).
Le cadmium élémentaire, le chlorure de cadmium, l’oxyde de cadmium et le sulfure de
cadmium été classés par l’UE en catégorie 3 pour le caractère génotoxique. Le sulfate de
cadmium a été classé en catégorie 2 (2004). Les études par inhalation chez le rat confirment
les données rapportées chez l’homme.
A-I-2
Toxicité aiguë
Chez l’homme, le système digestif est le premier touché lors d’une intoxication au cadmium.
Les symptômes observés sont une gastro-entérite, des vomissements, des diarrhées et des
myalgies. L’effet émétique du cadmium explique la faible mortalité par cette voie.
Par inhalation, l’intoxication aiguë sévère conduit à une pneumonie chimique, laquelle
entraine un décès dans 15-20 % des cas. Les effets observés pendant cette période sont une
irritation pulmonaire sévère, accompagnée de dyspnée, cyanose et toux. Les études chez
l’animal permettent de classer les formes chimiques du cadmium par ordre croissant de
toxicité : CdS, Cd poudre, CdO, CdS04 et CdCl2.
Toxicité chronique
- Effets systémiques
Chez l’homme, le rein est la principale cible. L’exposition chronique au cadmium entraîne
une néphropathie irréversible, pouvant conduire à une insuffisance rénale. L’atteinte
fonctionnelle tubulaire rénale apparaît lorsque la concentration en cadmium dans le cortex
rénal atteint environ 200 μg.g-1 de tissu rénal, la capacité de synthèse de la métallothionéine
étant dépassée.
Des troubles respiratoires sont rapportés pour des expositions cumulées par inhalation. Ils sont
liés aux effets irritants des particules de cadmium. Les atteintes pulmonaires sont des rhinites,
bronchites, et emphysèmes. L’altération pulmonaire peut apparaître jusqu’à 20 ans après
l’exposition.
Des atteintes du squelette liées à une interférence avec le métabolisme du calcium sont
observées lors des expositions aux doses les plus élevées (maladie de « itaï-itaï »). Cependant,
la toxicité osseuse est établie également lors d’exposition n’induisant pas de lésions rénales.
Les études chez l’animal confirment les observations chez l’homme. Les effets toxiques du
cadmium administré par voie orale au niveau des reins sont observés à des concentrations
inférieures à celles induisant des effets pulmonaires en raison d’une plus faible capacité de
liaison du cadmium aux métallothionéines rénales.
- Effets cancérigènes
Chez l’homme, plusieurs études de cohorte ou des études cas-témoin ont été menées afin de
déterminer le risque de cancers lié à une exposition au cadmium en milieu professionnel. La
plupart rapportent des cancers pulmonaires et de la prostate. Sur la base de ces résultats, l’UE
classe le cadmium et ses dérivés dans la catégorie 2 (2004), l’IARC classe le cadmium dans le
groupe 1 (1993), et l’US EPA classe le cadmium en catégorie B1 (1987).
Le cadmium élémentaire, le chlorure de cadmium, l’oxyde de cadmium et le sulfure de
cadmium été classés par l’UE en catégorie 3 pour le caractère génotoxique. Le sulfate de
cadmium a été classé en catégorie 2 (2004). Les études par inhalation chez le rat confirment
les données rapportées chez l’homme.
