Conclusion
54
L’adsorption n’est pas une technique récente mais il reste encore beaucoup à comprendre
des phénomènes qu’elle met en jeu, et beaucoup à faire pour améliorer ses applications
industrielles.
La recherche porte aujourd’hui sur le développement d’adsorbants plus performants avec un
rendement satisfaisant, et aux moyens moins onéreux pour un traitement par adsorption efficace.
L'objectif de cette étude a été de tester le pouvoir adsorbant d’une bentonite naturelle
vis-à-vis de l'élimination du cadmium, et de le comparer avec des études antérieures.
Notre choix s'est porté sur l'adsorption par l'utilisation de bentonites du fait que ce procédé se
rapproche beaucoup des phénomènes naturels lors des interactions argiles/polluants.
Et ce en réalisant une caractérisation succincte de notre argile suivi par une évaluation de la
capacité de rétention à l’égard du cadmium, en faisant varier plusieurs paramètres tels que :
le temps de contact, la température, le pH et le ratio Liquide/Solide.
Il a été montré dans cette étude que :
· D’un point de vue cinétique, un pseudo-second ordre a été trouvé pour l'adsorption ;
· Les essais réalisés par la cinétique d’adsorption, ont pu montrer que la bentonite à
granulométrie inférieure à 1mm était plus performante que la bentonite à granulométrie
supérieure à 1 mm.
· Une amélioration des rendements d'élimination du cadmium au fur et à mesure de
l'augmentation des doses de bentonite.
· Concernant l’étude de la modélisation des isothermes, elle a démontré que c’est le modèle
de Langmuir type 2 qui convient à la modélisation de l’adsorption dans le cas de la bentonite
avec un R²=0,9664 à 20°C ce qui nous laisse penser qu’il y’aurait une existence
d’interaction indirecte adsorbat-adsorbat.
· Il a été également démontré que la rétention du cadmium dépend de la variation de la masse
et du pH. En effet, on remarque une amélioration du taux d’adsorption avec l’augmentation
de la masse initiale de l’argile et avec l’augmentation du PH pour l’argile. Le premier
phénomène s’explique par le fait qu’il y’aurait un apport plus élevé de sites actifs, le
deuxième serait dû à la diminution de la compétition entre le cadmium et les ions H+ pour
ces sites à pH basique.
· Pour ce qui est de la variation de la concentration initiale du cadmium on remarque une
augmentation linéaire du taux d’adsorption qui est due à l’croissement de la force motrice
des ions, les conduisant ainsi vers les sites actifs de la surface de l’adsorbant.
· La comparaison des résultats de rétention du cadmium à différentes températures (20°C,
30°C, 40°C, 50°C) relève des écarts peu importants supposant que l’augmentation de la
température diminuerait légèrement l’adsorption pour l’argile,
54
L’adsorption n’est pas une technique récente mais il reste encore beaucoup à comprendre
des phénomènes qu’elle met en jeu, et beaucoup à faire pour améliorer ses applications
industrielles.
La recherche porte aujourd’hui sur le développement d’adsorbants plus performants avec un
rendement satisfaisant, et aux moyens moins onéreux pour un traitement par adsorption efficace.
L'objectif de cette étude a été de tester le pouvoir adsorbant d’une bentonite naturelle
vis-à-vis de l'élimination du cadmium, et de le comparer avec des études antérieures.
Notre choix s'est porté sur l'adsorption par l'utilisation de bentonites du fait que ce procédé se
rapproche beaucoup des phénomènes naturels lors des interactions argiles/polluants.
Et ce en réalisant une caractérisation succincte de notre argile suivi par une évaluation de la
capacité de rétention à l’égard du cadmium, en faisant varier plusieurs paramètres tels que :
le temps de contact, la température, le pH et le ratio Liquide/Solide.
Il a été montré dans cette étude que :
· D’un point de vue cinétique, un pseudo-second ordre a été trouvé pour l'adsorption ;
· Les essais réalisés par la cinétique d’adsorption, ont pu montrer que la bentonite à
granulométrie inférieure à 1mm était plus performante que la bentonite à granulométrie
supérieure à 1 mm.
· Une amélioration des rendements d'élimination du cadmium au fur et à mesure de
l'augmentation des doses de bentonite.
· Concernant l’étude de la modélisation des isothermes, elle a démontré que c’est le modèle
de Langmuir type 2 qui convient à la modélisation de l’adsorption dans le cas de la bentonite
avec un R²=0,9664 à 20°C ce qui nous laisse penser qu’il y’aurait une existence
d’interaction indirecte adsorbat-adsorbat.
· Il a été également démontré que la rétention du cadmium dépend de la variation de la masse
et du pH. En effet, on remarque une amélioration du taux d’adsorption avec l’augmentation
de la masse initiale de l’argile et avec l’augmentation du PH pour l’argile. Le premier
phénomène s’explique par le fait qu’il y’aurait un apport plus élevé de sites actifs, le
deuxième serait dû à la diminution de la compétition entre le cadmium et les ions H+ pour
ces sites à pH basique.
· Pour ce qui est de la variation de la concentration initiale du cadmium on remarque une
augmentation linéaire du taux d’adsorption qui est due à l’croissement de la force motrice
des ions, les conduisant ainsi vers les sites actifs de la surface de l’adsorbant.
· La comparaison des résultats de rétention du cadmium à différentes températures (20°C,
30°C, 40°C, 50°C) relève des écarts peu importants supposant que l’augmentation de la
température diminuerait légèrement l’adsorption pour l’argile,
