Synthèse documentaire
Chapitre II : Les métaux traces
15
II. Les mé taux lourds (Mé taux Traces)
Dans les conditions normales, les métaux sont des polluants peu solubles dans l’eau
(Bogusz, 1992) et le plus souvent à faible concentration (Rezzoug, 2000). En dehors de ce contexte
naturel, la présence de métaux à de fortes concentrations est liée généralement aux rejets provenant
de l’activité humaine (Fox et al., 1993).
Le
comportement
des
métaux
traces
dans
un
milieu
aquatique
est
de
grande importance écologique, du fait qu’ils nuisent à l’environnement. Deux caractéristiques
accentuent cette nuisibilité:
D’une part, ils ne sont pas biodégradables, par opposition à la plupart des composés
organiques polluants. D’autre part, ils s’accumulent dans les sédiments (Darmendarail, 1987) par
des processus majeurs tels que l’adsorption sur les particules solides fines, précipitation de
composés métalliques…etc.
Les métaux lourds sont habituellement définis comme des éléments métalliques de densité
supérieure à 5 g/cm
3 . Ils peuvent changer de forme chimique et devenir, de ce fait, plus ou moins
mobiles. De plus, leur durée de vie est infinie.
Les plus dangereux sont le mercure et le cadmium qui ne possèdent aucune activité biologique
favorable. Ils bloquent l’activité enzymatique indispensable au métabolisme (oxygénation,
digestion, reproduction…). Viennent ensuite le plomb, le cuivre, le nickel, le chrome ou encore le
zinc dont l’accumulation dans les organes cibles (foie, reins…) peut entraîner la mort (Bogusz,
1992). Ces métaux ont différentes sources retrouvés sous deux formes :
Sources naturelles
Leurs concentrations dans la lithosphère varient selon la genèse des roches.
- Les magmatites (18% de la croûte terrestre) constituent la principale source de métaux
lourds (Mtthess, 1984).
- Les émissions volcaniques représentent une autre source naturelle (cas du Cadmium).
Sources anthropiques
L’agriculture et les rejets non contrôlés de déchets peuvent dans certains cas être à l’origine de
pollutions ponctuelles des sols (Cd des engrais phosphatés, Cu de la bouillie bordelaise, métaux
lourds contenus dans les déchets organiques de ferme ou dans les déchets industriels).
La pollution par les métaux lourds varie selon les caractéristiques physico-chimiques de l’élément
considéré, le type d’émission et la quantité émise.
Les pollutions ponctuelles posent des problèmes aigus de contamination des sols, de phytotoxicité
et finalement d’intoxication humaine, soit par émissions atmosphérique, soit par dépôt des résidus
industriels, boues d’épuration ou pollution des eaux de surface par les eaux résiduaires. (TidjaniAthmani, 2010)
Chapitre II : Les métaux traces
15
II. Les mé taux lourds (Mé taux Traces)
Dans les conditions normales, les métaux sont des polluants peu solubles dans l’eau
(Bogusz, 1992) et le plus souvent à faible concentration (Rezzoug, 2000). En dehors de ce contexte
naturel, la présence de métaux à de fortes concentrations est liée généralement aux rejets provenant
de l’activité humaine (Fox et al., 1993).
Le
comportement
des
métaux
traces
dans
un
milieu
aquatique
est
de
grande importance écologique, du fait qu’ils nuisent à l’environnement. Deux caractéristiques
accentuent cette nuisibilité:
D’une part, ils ne sont pas biodégradables, par opposition à la plupart des composés
organiques polluants. D’autre part, ils s’accumulent dans les sédiments (Darmendarail, 1987) par
des processus majeurs tels que l’adsorption sur les particules solides fines, précipitation de
composés métalliques…etc.
Les métaux lourds sont habituellement définis comme des éléments métalliques de densité
supérieure à 5 g/cm
3 . Ils peuvent changer de forme chimique et devenir, de ce fait, plus ou moins
mobiles. De plus, leur durée de vie est infinie.
Les plus dangereux sont le mercure et le cadmium qui ne possèdent aucune activité biologique
favorable. Ils bloquent l’activité enzymatique indispensable au métabolisme (oxygénation,
digestion, reproduction…). Viennent ensuite le plomb, le cuivre, le nickel, le chrome ou encore le
zinc dont l’accumulation dans les organes cibles (foie, reins…) peut entraîner la mort (Bogusz,
1992). Ces métaux ont différentes sources retrouvés sous deux formes :
Sources naturelles
Leurs concentrations dans la lithosphère varient selon la genèse des roches.
- Les magmatites (18% de la croûte terrestre) constituent la principale source de métaux
lourds (Mtthess, 1984).
- Les émissions volcaniques représentent une autre source naturelle (cas du Cadmium).
Sources anthropiques
L’agriculture et les rejets non contrôlés de déchets peuvent dans certains cas être à l’origine de
pollutions ponctuelles des sols (Cd des engrais phosphatés, Cu de la bouillie bordelaise, métaux
lourds contenus dans les déchets organiques de ferme ou dans les déchets industriels).
La pollution par les métaux lourds varie selon les caractéristiques physico-chimiques de l’élément
considéré, le type d’émission et la quantité émise.
Les pollutions ponctuelles posent des problèmes aigus de contamination des sols, de phytotoxicité
et finalement d’intoxication humaine, soit par émissions atmosphérique, soit par dépôt des résidus
industriels, boues d’épuration ou pollution des eaux de surface par les eaux résiduaires. (TidjaniAthmani, 2010)
