Chapitre II : Biologie de Symphodus tinca
22
Figure II.7 : variation mensuelle du nombre moyen des proies de Symphodus tinca
(Nim, exprimé en %)
1.3. Discussion
D’après Pasquaud (2006), le coefficient de vacuité renseigne sur le rythme d’activité alimentaire
et exprime aussi des problèmes de digestion avancée des aliments. Avec une valeur faible de
22.73 % pour la présente étude, nous pouvons dire que les conditions de traitement du matériel
biologique et la chaine du froid ont été assurés. Hormis, l’échantillon de Cap Djinet.
Du point de vue qualitatif, nos résultats s’accordent avec ceux de Bell et Harmelin-Vivien (1983)
qui indiquent que Symphodus tinca se nourrit d’Amphipodes, de Mollusques, d’Annélides, de
Foraminifères et des Échinodermes.
Aussi, d’après Fisher et al., (1987) cette espèce se nourrit d’Oursins, d’Ophiures, de Mollusques
bivalves, de crevettes et de crabes. Ceci concorde avec les résultats actuels, à part les crevettes, où
on ne pourrait ni l’infirmer ou le confirmer, qu’avec un plus grand traitement et un échantillonnage
étalé dans l’année.
Quant à l’analyse quantitative, il est aisé de préciser la proie ou groupes de proies préférentielles,
ainsi le Crénilabres tanche se nourrit principalement d’Amphipodes (F= 76.19% ; Cn= 62.84%).
C’est une espèce prédatrice opportuniste, quelle que soit sa taille : les proies capturées sont petites
et en grand nombre (Amphipodes) ou massives et peu abondantes (Echinodermes, et Mollusques).
Aussi le contenu stomacal d’un seul estomac peut déséquilibrer la distribution en fréquence et en
nombre moyen des proies capturées.
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Mars
Avrill
Mai
Juin
Entomostraces
Décapodes Brachyoures
Foraminifères
Mollusques
Isopodes
Annélides
Amphipodes
Nim (%)
Précédent

Etude des interactions interfaciales pb/diatomite. - 27/45

Suivant