Introduction
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Introduction :
Situé dans la partie extrême du nord est d’Algérie, Le parc national d`El Kala a été créé en
1983, et classé réserve de Biosphère en 1990, regroupe neuf communes et s’étend sur
76 438 ha, soit 26% de l’espace de la wilaya. Le Parc représente un réservoir de la
biodiversité méditerranéenne (Stevenson et al., 1988) ; on y trouve 1264 espèces végétales,
soit 32% de la flore algérienne et 878 espèces animales, dont les plus emblématiques sont
le cerf de barbarie, le lynx caracal, la hyène rayée. Il renferme aussi de nombreuses espèces
rares ou menacées selon les listes IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la
Nature) et CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de
flore sauvages). . Ses écosystèmes très variés le classe parmi les sites mondialement
protégés.
Hautement boisé avec plus de 69% de sa superficie, Le Parc National d’El-Kala s’étend sur
une bande côtière de 40 Km. Il lange la frontière tunisienne sur 98 km. Les limites
géographiques du parc englobent neuf communes dont six sont entièrement situées à
l’intérieur de cet espace naturel.
Le parc national d’El Kala présente un ensemble lacustre unique en Algérie et en Afrique
du Nord. Ces lacs et marais recèlent des richesses floristiques et faunistiques
exceptionnelles. Ils sont représentés par: le lac Tonga et le lac Oubeira (classés comme
zones d'importance internationale (Convention de RAMSAR), le lac El-Mellah, le lac
Bleu, le lac Noir et la Marais de Bourdim.
La prise de conscience l’importance des zones humides va donner naissance en 1971, à
Ramsar en Iran et à l’initiative d’ONG, de la convention relative des zones humides
d’importance internationale.
La définition des zones humides adoptée par la Convention de Ramsar s’applique aussi
bien aux écosystèmes côtiers et marins qu’à ceux des zones humides intérieures. Dans les
zones humides côtières et marines, la Convention de Ramsar inclut des régions «où l’eau
est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine
dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres» (RAMSAR 2010).
Aujourd’hui, la convention de Ramsar compte 160 parties contractantes qui ont inscrit
1896 zones humides, pour une superficie totale de 185 millions d’hectares.
L’Algérie y a adhéré en 1983 en inscrivant les deux premiers sites, le lac Oubera et le lac
Tonga. Depuis elle inscrit 46 sites humides qui couvrent 2 958 704 ha.
Le Park national d’El Kala comme toutes les zones humides, elles font partie des
ressources les plus précieuses sur le plan de la diversité biologique et de la production
naturelle, Aujourd’hui nous savons qu’elles jouent un rôle très important dans les
processus vitaux, entretenant des cycles hydrologiques et accueillant une flore importante,
des poissons et des oiseaux migrateurs. (TAD Consult 2011).
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