Conclusion générale
44
Les investigations menées dans le cadre de ce présent travail révèlent une situation
environnementale préoccupante. Les altérations et dégradations générées par les diverses
activités humaines ont provoqué des modifications physiques et écologiques qui ont atteint
des seuils d’irréversibilité pour certains segments de la côte Annabie. Mais ce travail
nécessite plus de temps, des moyens et que doit être fait par une équipe multidisciplinaire
dans des conditions de travail plus favorables.
La zone côtière de la wilaya d’Annaba subit une forte pression urbaine, les ressources
naturelles (côtières et marines) sont menacées par la concentration de la population urbaine
dans les communes côtières et une forte tendance à la conurbation de toutes les
agglomérations côtières donc les actions à entreprendre sont :
Stopper l’urbanisation entre les différentes agglomérations dont la distance est
inférieure à 5 km.
Geler la mise en application de tous les instruments d’urbanisme (PDAU et POS) déjà
réalisés (non conforme à la loi relative au littoral)
Identification et délimitation des extensions dans le groupement urbain d’Annaba
Stopper l’urbanisation des agglomérations dont la longueur longitudinale est
supérieure à 3 km.
En effet la wilaya d’Annaba concentre un grand nombre d’activités industrielles présentant
des risques multiples (risques d’incendie, dissémination de produits toxiques dans
l’environnement …).
La délocalisation des activités polluantes et/ou à risques majeurs devient ainsi un impératif
environnemental dans une approche de développement durable ; une préoccupation désormais
prise en charge par la législation algérienne et notamment dans l’article 4 de la loi n° 02-02 du
5 février 2002 relative au littoral , qui stipule : « Encourager et œuvrer pour le transfert, vers
des sites appropriés, des installations industrielles existantes dont l’activité est considérée
comme préjudiciable à l’environnement côtier ».
La préservation de la biodiversité et la protection des sites naturels sensibles et leur
valorisation nécessitent la mise en œuvre d’une série d’actions parmi lesquelles : la ceinture
verte de la zone, la mise en place d’aires protégées terrestres et marines, le renforcement des
instruments de gestion, de monitoring et de planification.
A travers le cas d’étude présenté, il s’avère que la loi « littoral » dans la wilaya d’Annaba
rencontre de sérieuses difficultés d’application dues pour l’essentiel aux réticences qu’elle
suscite chez les administrations locales (urbanisme, tourisme, etc.). Aussi, il n’existe pas de
contrôle hiérarchique, les administrations centrales qui créent la législation, n’assurent pas de
suivi au niveau local.
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Les investigations menées dans le cadre de ce présent travail révèlent une situation
environnementale préoccupante. Les altérations et dégradations générées par les diverses
activités humaines ont provoqué des modifications physiques et écologiques qui ont atteint
des seuils d’irréversibilité pour certains segments de la côte Annabie. Mais ce travail
nécessite plus de temps, des moyens et que doit être fait par une équipe multidisciplinaire
dans des conditions de travail plus favorables.
La zone côtière de la wilaya d’Annaba subit une forte pression urbaine, les ressources
naturelles (côtières et marines) sont menacées par la concentration de la population urbaine
dans les communes côtières et une forte tendance à la conurbation de toutes les
agglomérations côtières donc les actions à entreprendre sont :
Stopper l’urbanisation entre les différentes agglomérations dont la distance est
inférieure à 5 km.
Geler la mise en application de tous les instruments d’urbanisme (PDAU et POS) déjà
réalisés (non conforme à la loi relative au littoral)
Identification et délimitation des extensions dans le groupement urbain d’Annaba
Stopper l’urbanisation des agglomérations dont la longueur longitudinale est
supérieure à 3 km.
En effet la wilaya d’Annaba concentre un grand nombre d’activités industrielles présentant
des risques multiples (risques d’incendie, dissémination de produits toxiques dans
l’environnement …).
La délocalisation des activités polluantes et/ou à risques majeurs devient ainsi un impératif
environnemental dans une approche de développement durable ; une préoccupation désormais
prise en charge par la législation algérienne et notamment dans l’article 4 de la loi n° 02-02 du
5 février 2002 relative au littoral , qui stipule : « Encourager et œuvrer pour le transfert, vers
des sites appropriés, des installations industrielles existantes dont l’activité est considérée
comme préjudiciable à l’environnement côtier ».
La préservation de la biodiversité et la protection des sites naturels sensibles et leur
valorisation nécessitent la mise en œuvre d’une série d’actions parmi lesquelles : la ceinture
verte de la zone, la mise en place d’aires protégées terrestres et marines, le renforcement des
instruments de gestion, de monitoring et de planification.
A travers le cas d’étude présenté, il s’avère que la loi « littoral » dans la wilaya d’Annaba
rencontre de sérieuses difficultés d’application dues pour l’essentiel aux réticences qu’elle
suscite chez les administrations locales (urbanisme, tourisme, etc.). Aussi, il n’existe pas de
contrôle hiérarchique, les administrations centrales qui créent la législation, n’assurent pas de
suivi au niveau local.
