Chapitre I
Généralité sur la liquéfaction
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liquéfaction ont été observées dans les abords de l’Oued Isser (Boumerdes, 2003) et aussi lors
du séisme du Japon 2001 (Bhuj). Ce phénomène se traduit par un déplacement horizontal des
terrains avec apparition de larges fractures parallèles au cours d’eau. Ces fractures affectent
une zone large de plusieurs dizaines de mètres et le déplacement total devrait atteindre plus de
3 mètres.
1.2 Explication du phénomène:
La liquéfaction est un phénomène qui se produit sous sollicitation sismique
éventuellement, en bord de mer sous l'effet de la houle ou par suite d'une activité sismique).
Le passage d'une onde sismique provoque, dans certaines géologiques, la perte de
résistance d'un matériau sableux saturé en eau dans un état lâche, liée à une augmentation de
la pression interstitielle engendrée par les déformations cycliques. La déconsolidation brutale
du matériau se traduit par la déstructuration du sol, rendant particulièrement instables les
constructions reposant sur ces formations.
Le phénomène de liquéfaction concerne certaines formations géologiques, définies par :
- Leur nature : sables, limons, vases ;
- Leur cohésion : formations peu compactes ;
- Leur degré de saturation en eau : la formation doit être saturée en eau ;
- Leur granulométrie : granulométrie uniforme, comprise entre 0,05 et 1,5 mm.
La liquéfaction est donc effective lorsque les pressions interstitielles avoisinent la pression
de confinement, diminuant ainsi (jusqu’à annuler) les contraintes effectives du matériau. Il est
donc pour cela nécessaire que le matériau considéré soit saturé. De plus, il apparaît que la
granulométrie du matériau considéré a une certaine importance, les sols susceptibles de
liquéfier sous chargement cyclique étant limoneux à sableux. À l’échelle microscopique, le
phénomène peut être représenté comme sur la figure I.5, à l’état initial, les grains sont au
repos ; ils sont dans un environnement saturé et dans un état relativement lâche. Ils sont en
contact les uns avec les autres, permettant la transmission des efforts s’exprimant à plus
grande échelle par la notion de contraintes effectives. Lors d’un chargement dynamique, une
réorganisation des grains se produit. Ce phénomène s’apparente à ce que l’on observe en
vibrant du béton, par exemple. En conditions non drainées, cette réorganisation se traduit par
une montée en pression de l’eau interstitielle puisque les grains n’occupent plus un volume
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Etude de sol, problème de liquéfaction - Zéralda - - 13/70

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