Chapitre II
Présentation de la zone d’étude
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Figure 12 : Sédimentologie de la baie de Bou-Ismail (LEM, 1988).
II.1.2. Courantologie
Les courants induits par la houle au large ou à la côte, sont à peu près les seuls à agir de façon
active sur la sédimentation actuelle (Caulet, 1972 IN Boughrira,2012). La circulation d’un
courant le long des côtes africaines est appelée « courant algérien ». Il est défini comme une
veine d’eau de surface près du méridien 0°, avec les caractéristiques suivantes : une largeur de
l’ordre 50 Km, une profondeur maximum de l’ordre de 150 m, une vitesse maximale
supérieure à 50 cm/s. (Benzohra, 1993). (Figure : 13)
La côte algérienne est caractérisée par ces deux couches d’eaux superposées, l’eau Atlantique
modifiée et l’eau Méditerranéenne. En effet, l’eau Atlantique pénètre dans la mer d’Alboran
où ses caractéristiques initiales commencent à s’altérer, donnant ainsi naissance à l’eau
atlantique modifiée (Benzohra, 1993). Ce même auteur signale cette eau dans le bassin
Algérien où elle se reconnaît dans une couche superficielle de 150 m d’épaisseur, avec une
température de 15 à 23°C en surface et de 13,5 à 14°C en profondeur et de salinités allant de
36,5 à 38 ‰.
Le long des côtes algériennes, l’eau Atlantique modifiée décrit un écoulement plus ou moins
stable avant de se diviser en deux branches. Dans le bassin algérien, l’eau Atlantique modifiée
pénétrerait (Millot, 1987 ; Millot, 1993 ; Benzohra, 1993) sous forme d’une veine de courant
étroite qui donne naissance à des méandres et tourbillons côtier associés à des upwellings. Ces
derniers favoriseraient une forte productivité biologique et par conséquent, augmentation des
capacités trophiques du milieu.
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