INTRODUCTION
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INTRODUCTION
Parmi les cinq mille espèces bactériennes décrite à ce jour, une à deux centaines
seulement sont susceptibles de déclencher des maladies chez l’homme. Pour centaines
d’entre elles, la dose infectante est très faible (quelques cellules) et témoigne de leur
extrême virulence. Ces agents infectieux possèdent des attributs qui, globalement, leur
permettent de coloniser l’homme en déjouent, la plus part du temps ses défenses.
Les circonstances d’émergence, au sein du monde microbien, d’organismes pourvus de
telles armes sont encore obscures. Bactérie versatile, Escherichia coli est un modèle
exemplaire dans l’appréhension de cette énigme (Collyne et Simonet. 2006).
E. coli colonise le tractus gastro-intestinal de l’homme dès les premières heures suivant la
naissance et persiste dans le colon pratiquement toute la vie. Ce microorganisme représente
le protype de l’espèce commensale anaérobie facultative de ce segment du tube digestif et
assure, avec les autres composants de la microflore, une barrière de protection de la
muqueuse ( Kaper et al., 2004).
Plus d’un siècle après les études pionniers de la flore intestinale humaine menant
Theodor Escherich à la découverte de Bacterium coli (l’appellation initial de E. coli), on
ignore encore les bases moléculaires du microorganismes qui président à son implantation
dans cette niche. Exception faite d’un état d’immunodépression ou d’une brèche intestinale
chez l’hôte, les souches commensales d’E. coli ne provoquent pas des maladies humaines.
Cependant, des désordres intestinaux peuvent être induits par des variant, observation déjà
rapportées en son temps par Theodor Escherich (Thomas et Neilsen. 2005).
Afin d'obtenir la meilleur compréhension du rôle des commensaux dans l' l'acquisition
et l'entretien de divers gènes de virulence, des études ont montré la corrélation entre le
fond génétique et le potentiel de virulence de ces souches (Katarzyna et al., 2008).
L'analyse phylogénétique de l'espèce E. coli a révélé que la majorité des souches
appartiennent à quatre phylogénétiques groupes: A, B1, D et B2. Les souches
commensales appartiennent aux groupes A et B1, alors que les souches pathogènes (extraintestinales E. coli) appartiennent principalement au groupes D et B2 (Katarzyna et al.,
2008).
Durant le processus du traitement des eaux usées, des changements qualitatifs et
quantitatifs dans la distribution des populations bactériennes sont observés.
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