DISCUSSION
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DISCUSSION
Cette étude a été effectuée sur un collectif de 28 souches résistantes à la ciprofloxacine
isolées en 2010 à partir des eaux usées et des eaux traitées de la station d’épuration urbaine
de Boumerdès. L’objectif de cette étude a été la caractérisation de la phylogénie de ces
souches.
Les eaux usées constituent un environnement idéal pour l'émergence de nouvelles souches
pathogènes et/ou résistantes par l'acquisition de différents déterminants de virulence et de
résistance. L'analyse des bactéries présentes dans les eaux usées peut donc fournir des
informations sur le réservoir de gène bactérien qui peut être utile pour prédire les risques
pour les populations humaines.
En fait, la présence d’ E. coli pathogènes dans les milieux aquatiques a déjà été
documentés dans plusieurs études (Garcia-Aljaro et al., 2009).
Le tableau (3) présente les résultats de la PCR pour l'ensemble des souches en fonction
de leurs groupes phylogénétiques. Le gène ChuA été présent dans toutes les souches
appartenant à des groupes B2 et D et absent dans toutes les souches appartenant aux
groupes A et B1 (Sabate et al., 2008).
Ce la nous a permis de séparer les groupes B2 et D des groupes A et B1.
De la même manière, le gène yjaA permet la discrimination parfaite entre le groupe B2
(100 % des souches étaient positives) et le groupe D (100 % des souches étaient négatifs).
Le gène TSPE4.C2 était présent dans toutes les souches sauf les souches du groupe A. Ce
groupe est caractérisé par l’absence de ce fragment anonyme (Clermont et al., 2000).
Les groupes phylogénétiques des 28 souches étaient comme suit : 14 appartenaient au
groupe A, 10 appartenaient au groupe B1, 2 appartenaient au groupe D, et 2 appartenaient
au groupe B2. En effet, la majorité des souches obtenues à partir d’échantillons des eaux
usées et d’eaux traitées, appartenaient au groupe A et groupe B1.
Cela indique que la grande partie des souches d’ E. coli isolées est commensale et quelles
seraient d’origine intestinale (Clermont et al., 2000). Tandis que 4 souches seulement
appartenaient à au groupe B2 et au groupe D, cela indique que ces souches sont d’origine
extra-intestinale et sont considérés parmi les pathogènes. Ces proportions des différents
groupes sont en accord avec celles rapportées par Duriez et al. (2001) qui a observé que le
groupe B2 est rare alors que les groupes A et B1 sont les plus communs.
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