Chapitre II
11
II.2.3. Action des Houles
La houle est le principal facteur susceptible de mettre les matériaux en mouvement.
- Action des houles frontales
Au large, avant la zone de déferlement, les vitesses orbitales de la houle près du fond vont
mettre les particules en mouvement et, compte tenu du fait que, dans la majeure partie des
cas, les orbites ne sont pas fermées, ces particules vont être entraînées vers la côte (Figure
II.1 ci-après).
Par des profondeurs de 10 m, des houles de 5 m de creux entraînent des particules
de 1 mm, les particules fines de 0,2 mm à 0,4 mm étant mises en mouvement dès
que le creux dépasse 2 m.
Dans la zone de déferlement, les vitesses des particules d’eau proches du fond sont
suffisamment importantes pour que les matériaux soient entraînés par charriage et par
saltation. C’est ce que l’on observe le long des plages : à vague montante, le sable est
entraîné avec la vague, puis se dépose en partie, tandis que le reste repart avec la lame
descendante (Figure II.2).
L’action des houles frontales, qui est fonction de l’intensité des tempêtes, peut être
représentée comme indiqué (Figure II.3).
La zone de déferlement est le siège d’une intense activité sédimentologique. Dans
certaines conditions de mer à faible marnage, où le déferlement se produit toujours
dans la même zone, on constate une forte accumulation de matériaux sous forme de barre
qui provoque et facilite le déferlement. Le phénomène s’autoentretient (Migniot.C
,1977).
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II.2.3. Action des Houles
La houle est le principal facteur susceptible de mettre les matériaux en mouvement.
- Action des houles frontales
Au large, avant la zone de déferlement, les vitesses orbitales de la houle près du fond vont
mettre les particules en mouvement et, compte tenu du fait que, dans la majeure partie des
cas, les orbites ne sont pas fermées, ces particules vont être entraînées vers la côte (Figure
II.1 ci-après).
Par des profondeurs de 10 m, des houles de 5 m de creux entraînent des particules
de 1 mm, les particules fines de 0,2 mm à 0,4 mm étant mises en mouvement dès
que le creux dépasse 2 m.
Dans la zone de déferlement, les vitesses des particules d’eau proches du fond sont
suffisamment importantes pour que les matériaux soient entraînés par charriage et par
saltation. C’est ce que l’on observe le long des plages : à vague montante, le sable est
entraîné avec la vague, puis se dépose en partie, tandis que le reste repart avec la lame
descendante (Figure II.2).
L’action des houles frontales, qui est fonction de l’intensité des tempêtes, peut être
représentée comme indiqué (Figure II.3).
La zone de déferlement est le siège d’une intense activité sédimentologique. Dans
certaines conditions de mer à faible marnage, où le déferlement se produit toujours
dans la même zone, on constate une forte accumulation de matériaux sous forme de barre
qui provoque et facilite le déferlement. Le phénomène s’autoentretient (Migniot.C
,1977).
