Chapitre I :
Généralités
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Grâce à la densité de ses feuilles, Posidonia oceanica piège les sédiments marins et l’herbier
édifie au cours du temps « la matte », un enchevêtrement complexe et extrêmement compact de
rhizomes et de leurs racines dont les interstices sont comblés par les sédiments. Cette
« matte »s'épaissit au cours du temps, à raison d’un mètre par siècle.
 Une croissance et une reproduction particulières :
Les rhizomes poussent horizontalement (croissance plagiotrope) ou verticalement (croissance
orthotrope) pour compenser les apports sédimentaires. La matte s’élève et évite ainsi
l'ensablement. La croissance verticale est très lente (1 m par siècle pour la matte) (Molinier et
Picard, 1952), tandis que la croissance horizontale varie entre 3 à 6 cm par an (Caye, 1980a ;
Molenaar, 1992).
La reproduction peut être sexuée (hermaphrodisme) ou asexuée. Posidonia oceanica se multiplie
surtout de manière asexuée ; Il s'agit en effet d'une « reproduction végétative » fondée sur un
bouturage naturel (Molinier et picard, 1952 ; Meinesz et al., 1992 ; Procaccini et Mazzella,
1996). Bien que ce type de renouvellement ne favorise pas le brassage génétique, il permet
néanmoins à ce végétal de croître sous forme d'herbiers.
La floraison ne se produit pas tous les ans, elle a lieu à l’automne et elle semble induite par des
températures printanières et/ou estivales élevées (Thelin et Boudouresque, 1985 ; Pergent et
al., 1989). Quant à la dissémination des fruits (olives de mer) mûrs, elle a lieu à la fin du
printemps.
Figure 4 : Fruits de Posidonia oceanica (« olives de mer »)
A leur mort, les feuilles ne se détachent pas complètement, seul le limbe est caduc tandis que le
pétiole reste fixé au rhizome, on le nomme écaille, les feuilles mortes ainsi rejetées forment des
banquette sur les plages.
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