CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Cette étude a pour objectif l’évaluation des risques sanitaires liés aux déversements des
effluents hospitaliers en mer.
Les analyses bactériologiques portées sur les germes microbiens dits « témoins de
contamination fécale » dans les eaux et les moules font ressortir que les concentrations
bactériennes décroissent au fur et à mesure qu’on s’éloigne du point de rejet. Cette diminution
est due aux phénomènes de dilution, d’antagonisme et de prédation.
Bien que les taux en coliformes fécaux soient inférieurs à la valeur impérative dans
l’ensemble des stations, les concentrations moyennes des streptocoques fécaux, des
staphylocoques dont S.aureus et des sulfitoréducteurs restent élevées. Elles sont d’autant plus
élevées dans les moules à cause des phénomènes de bioaccumulation et bioconcentration que
dans les eaux avoisinantes. Egalement pour les paramètres physico-chimiques des eaux qui sont
nettement perturbés aux niveaux des stations proches du point de rejet par rapport à celles du
large.
Par ailleurs, la présence des espèces bactériennes typiques des effluents hospitaliers telles
que Providencia stuartii, Proteus mirabilis, Enterobacter cloacea, Pseudomonas aerugenosa,
Citrobacter freundii,Klebsiella pneumoniae et autres, rend ces eaux suspectes. A cela s’ajoute
l’identification des espèces potentiellement pathogènes comme Aeromonas hydrophila,
Vibrio fluvialis, Salmonella Arizonae, Shigella spp et Costridium perfringens.
A l’issue des informations recueillies, les eaux usées générées par les établissements de
santé implantés dans cette zone semblent constituer un réel danger pour la santé publique et
l’environnement littoral. La déviation du rejet vers le collecteur de Kaa Essour pendant la
période estivale ne parait pas une bonne solution du fait que les courants de surfaces les
ramènent vers la plage.
Ces informations ainsi rapportées, nous conduisent à formuler l’hypothèse de risques
pour la santé humaine et pour les écosystèmes aquatiques. Ainsi, il serait intéressant à l’avenir de
valider ces résultats par des méthodes d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux.
Un scénario devra être élaboré à cet effet et s’articulera autour de l’identification du danger, de
l’étude de la relation dose-réponse, de l’estimation de l’exposition et de la caractérisation des
risques. Il semble important de procéder aux dosages des substances chimiques éventuellement
présentes. La détermination d’autres indicateurs biologiques de pollution fécale des eaux
notamment les Cryptosporidium spp. et les entérovirus, couplés à des études épidémiologiques
doivent être effectués.
Cette étude a pour objectif l’évaluation des risques sanitaires liés aux déversements des
effluents hospitaliers en mer.
Les analyses bactériologiques portées sur les germes microbiens dits « témoins de
contamination fécale » dans les eaux et les moules font ressortir que les concentrations
bactériennes décroissent au fur et à mesure qu’on s’éloigne du point de rejet. Cette diminution
est due aux phénomènes de dilution, d’antagonisme et de prédation.
Bien que les taux en coliformes fécaux soient inférieurs à la valeur impérative dans
l’ensemble des stations, les concentrations moyennes des streptocoques fécaux, des
staphylocoques dont S.aureus et des sulfitoréducteurs restent élevées. Elles sont d’autant plus
élevées dans les moules à cause des phénomènes de bioaccumulation et bioconcentration que
dans les eaux avoisinantes. Egalement pour les paramètres physico-chimiques des eaux qui sont
nettement perturbés aux niveaux des stations proches du point de rejet par rapport à celles du
large.
Par ailleurs, la présence des espèces bactériennes typiques des effluents hospitaliers telles
que Providencia stuartii, Proteus mirabilis, Enterobacter cloacea, Pseudomonas aerugenosa,
Citrobacter freundii,Klebsiella pneumoniae et autres, rend ces eaux suspectes. A cela s’ajoute
l’identification des espèces potentiellement pathogènes comme Aeromonas hydrophila,
Vibrio fluvialis, Salmonella Arizonae, Shigella spp et Costridium perfringens.
A l’issue des informations recueillies, les eaux usées générées par les établissements de
santé implantés dans cette zone semblent constituer un réel danger pour la santé publique et
l’environnement littoral. La déviation du rejet vers le collecteur de Kaa Essour pendant la
période estivale ne parait pas une bonne solution du fait que les courants de surfaces les
ramènent vers la plage.
Ces informations ainsi rapportées, nous conduisent à formuler l’hypothèse de risques
pour la santé humaine et pour les écosystèmes aquatiques. Ainsi, il serait intéressant à l’avenir de
valider ces résultats par des méthodes d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux.
Un scénario devra être élaboré à cet effet et s’articulera autour de l’identification du danger, de
l’étude de la relation dose-réponse, de l’estimation de l’exposition et de la caractérisation des
risques. Il semble important de procéder aux dosages des substances chimiques éventuellement
présentes. La détermination d’autres indicateurs biologiques de pollution fécale des eaux
notamment les Cryptosporidium spp. et les entérovirus, couplés à des études épidémiologiques
doivent être effectués.
